photo cd Têtu header
Album CD Têtu

Têtu (2015)

Credits

TETÛ

Simon Beaudry . bouzouki, guitare et voix

Nicolas Boulerice . vielle à roue, piano, caisse-claire et voix

Réjean Brunet . basse, mélodéon, bombarde et voix

Olivier Demers. violon, pieds, guitare et voix

MUSICIENS INVITÉS

Quatuor trad

Marie-Pierre Lecault et Émilie Brûlé. violons

Karine Lalonde. alto

Sophie Coderre . violoncelle

Steve Boulay. voix sur Forillon

Patrick Dugas . percussions sur Loup-garou

MERCI À L’ÉQUIPE

studio. Chemin 4
prise de son / sound. Mark Busic et François Beauséjour

enregistrement / recording . Mark Busic
mixage / mixing . Mark Busic et LVDN

matriçage / mastering . Marc-Olivier Bouchard
Le Lab Mastering

arrangements et direction des cordes /
string arrangements & direction. Olivier Demers

direction de production /
executive producer . Geneviève Nadeau

photos . Stéphane Najman

création graphique / graphic design. Relief Création

révision / correction. Jacques Boulerice, Linda Turu

traduction / english translation. François Couture

REMERCIEMENTS

Merci à Daniel Roy, Jean-François Branchaud, Mario Breault, Steve Boulay, François Beauséjour, Lucie Bournival,

Grit Laskin, Bill Garett, Linda Turu ainsi qu’aux amis-ies et fans qui nous accompagnent / and to all fans who support us!

Simon remercie Valérie. Nicolas remercie la vie et un paquet de ses dignes représentants sur terre… particulièrement

Gene et Adrien. Réjean remercie Rémy et Marie-Pier et joue sur une basse de la Lutherie Quatre-Temps. Olivier remercie

de tout coeur Manon et Louis et joue sur le violon Trinité de Martin Héroux.

Lyrics

Noce tragique
PAROLES – trad  /Noce tragiqueMUSIQUE – trad / Olivier Demers

Ce sont deux jeunes gens qu’on fait alliance ensemble,
À la première nuitée ils ont couché ensemble
Oh ! mon époux bien vite levez-vous
Je crains de ne pas finir mes jours

Oh non, nenni la belle, y’en aura des remèdes
Je ferai venir le plus grand médecin
Qu’il soit dans l’Europe ou dedans le Rhin

S’il tardait à venir, j’irai à sa rencontre
Je lui dirai médecin hâtez-vous
Je crains que ma mie ne finisse ses jours

Quand il fut arrivé la belle n’était point morte
Elle tira sa main en dehors du lit
En disant adieu mon mari

Si Dieu l’avait voulu aurions vécu ensemble
Vécu ensemble d’une douce amitié
Mais hélas la mort va nous séparer

Que bénie soit la mort quand Dieu nous la présente
Y paraît qu’un jour dans son Paradis
Nous y serons enfin réunis

Oh mère apportez-moi mes gilets de soie verte
Faut que j’en découse, découse le velours
Car ma mie a fini ses jours

 

Loup – garou
PAROLES ET MUSIQUE – Nicolas Boulerice

C’est un jeune homme mystérieux
Sauf sous la lune il sortait peu
Habillé comme un miséreux
Errait la nuit le regard creuxDepuis qu’un soir d’éclair de lune
A disparu sa bien-aimée
Après une veillée de coutume
À se disputer avec le curéNe croyant ni diable ni Dieu
Sautait ses Pâques sans se confesser
Excommunié l’âme esseulée
Un animal s’est réveilléLes Franciscains et la Papauté
Servent des royaumes bien éloignés
Pour qu’soient rentables les religions
Ça prend des loups pis des moutonsSe transformant, bête enragée
En séquestré d’éternité
On retrouva chez lui des os
Ceux de sa femme étaient du lotBien malgré lui ensorcelé
Ce loup-garou en liberté
Attend sa lune, pourchassé
La chasse à courre dépareilléeOn chassa l’homme loin du comté
Mais la bête, elle, s’est réfugiée
Au monastère pour se venger
De ces faux frères endimanchés

 

Le rosier
PAROLES – Mario Breault / MUSIQUE – Mario Breault et Olivier Demers

On vous aurait vue étreindre la main d’un prétendant
Ce serait le fils d’un prince, sûrement pas d’un paysan

Un rosier rouge un rosier blanc
Dites-moi la belle qui est votre amant

Mais qu’en est-il ma chère de si beau serment
Que vous me prêtiez naguère quand vous étiez au couvent

Maintenant je n’vis plus guère de l’amour que les tourments
Et je maudis cette guerre qui m’exile injustement

Je n’ai eu de vos nouvelles il est vrai depuis longtemps
Mais je croyais la belle que c’était question de temps

Il n’est point à mon honneur de me fier aux médisants
Pour contrer la rumeur me faut aller au-devant

Avant la prochaine lune je quitterai mon régiment
Aussi je prends la plume vous en avertissant

Ah je suis bien aise ma chère de vous voir de mon vivant
Prenez donc une chaise nous causerons plus à l’avenant

Un verre de rouge un verre de blanc
Dites-moi la belle qui est votre amant

Comme je subirai demain le sort des déserteurs
M’avouerez-vous enfin la couleur de votre coeur

Un amant rouge un amant blanc
Dites-moi la belle lequel est-ce qu’on pend
Dites-moi la belle qui est votre amant

 

Cardeuse – Riopel
MUSIQUE – trad / Olivier Demers

Pièce instrumentale.

 

Confédération
PAROLES et MUSIQUE – Nicolas Boulerice

Connaissez-vous l’histoire du beau grand Canada
Ce pays emprunté, qui fut fondé trois fois
On nous l’a bien fait croire pays bilingue, égal en droits
Pour que les francophones ne se soulèvent pas

Ils ont bien évité de rebaptiser l’pays
Nommer «Borealia» leur nouvelle colonie
Ils nous ont fait le cadeau d’une bien étrange liberté

Espérant voir s’éteindre les enfants de Cartier
Les Molson et McGill s’étaient bien engagés
Dans la clique du château avaient des ficelles à tirer

Les pères fédérateurs rêvaient qu’on se sabote
Mais au retour d’exil de chez le roi despote
Le français fut sauvé par un ex-patriote

Entre deux solitudes, assez loin des combats
Une nouvelle capitale entre deux Canada
Après les cendres de Montréal on choisit la ville Ottawa

Sommes-nous qu’un préfixe à cette fédération ?
N’avons jamais signé leur chère constitution
Les Français d’Amérique ont toujours un pays sans nom
Pourquoi les francophones ne se souviennent-ils pas ?

 

Chaise ardente
PAROLES – trad / MUSIQUE – trad / Olivier Demers

Écoutez bien l’histoire, la tragédie de ces amants
La belle s’est trouvée morte noyée à l’âge de 20 ans
Nuit et jour il soupire, le désespoir l’emporte
De voir toute la nuit sa chère amie qui est morte

Satan le mauvais traître un jour il lui est apparu
Pour lui offrir son aide contre son âme bien entendu
Que veux-tu donc de moi, dis-moi donc je t ’en prie
Mène-moi dans les lieux où repose ma mie

Et Satan qui l’emmène, vole au plus vite contre le vent
Par-dessus ces montagnes et par-dessus les bâtiments
Là il l’a emmené dans une grande chambre
Il vit sa mie brûler dans une chaise ardente

Dites-moi ma mignonne m’entendez vous, où suis-je ici ?
Pourquoi n’êtes-vous pas comme de raison au paradis ?
C’est ce maudit Satan nuit et jour me tourmente
Pour le péché amant qu’avons commis ensemble

Dites-moi ma mignonne est-ce que j’pourrais vous embrasser ?
Un baiser sur votre bouche comme c’était l’accoutumée
Non non mon bel amant n’approchez pas de moi
La chaleur de mon corps vous fera perdre la vie

Dites-moi ma mignonne ce que vous faites à demander
À vot’père, à vot’mère, à votre frère, votre soeur aînée
Vous leurs direz amant qu’ils se tiennent bien sage
Qu’ils ne s’amusent pas à ces amants volages

 

D’ouest en est
MUSIQUE – trad

Pièce instrumentale.

 

Forillon
PAROLES – Pierre Michaud / MUSIQUE – Maurice Joncas

Depuis plusieurs générations
Ils étaient là dans ce canton
Vivre et mourir c’était la loi
Des gens habitent en Forillon

Barque de pêche durant l’été
Hache et godin durant l’hiver
Bonheur et joie bien calculés
C’était un peu leur univers

Ils sont venus tout chambarder
Marcher, mesurer, arpenter
Paraît qu’on va tout bulldozer
À Ottawa y’en ont parlé

Québec aussi a accepté
Et dire qu’il faudra tout quitter
Pays, maisons, parents, amis,
Et dire adieu en Gaspésie

Laissant ta terre pour Montréal
Gaspé, Québec ou bien ailleurs
Même si la peine te ronge le coeur
Tout finira par s’arranger

Va-t’en mourir dans la grande ville
Ce n’est pas du tout difficile
Un arbre bien déraciné
Finit toujours par succomber

Ce soir, hier ou bien demain
Nous sommes tous pas mal certains
Notre pays, la Gaspésie
Sera un jour combien changé

À Forillon, les étrangers
Viendront souvent pour visiter
En oubliant qu’il y a 100 ans
C’est nous qui l’avions défriché

Depuis plusieurs générations
Ils étaient là dans ce canton
Vivre et mourir c’était la loi
Des gens habitent en Forillon

Barque de pêche durant l’été
Hache et godin durant l’hiver
Bonheur et joie bien calculés
C’tait plus du tout leur univers
Il faut payer à la barrière

 

Petit rêve IX
MUSIQUE – Olivier Demers

Pièce instrumentale.
Pauvre enfant
PAROLES – trad MUSIQUE – trad / Olivier Demers

Passants prenez pitié de ma misère
Soulagez-moi je suis un pauvre enfant
J’ai faim j’ai soif lorsqu’on n’a plus de mère
Oh que la vie est un fardeau pesant

Elle n’est plus cette mère si bonne
Me voilà seul errant sur le chemin
Je tends la main rarement l’on me donne
Un peu de pain pour apaiser ma faim

Lorsque la nuit sa longue robe grise
Éclipse au loin le doux azur des cieux
Sous un feuillage agité par la brise
Vers le passé je rejette les yeux

Je la revois cette mère si bonne
Je crois encore reposer sur son sein
Je veux parler mon coeur a cru l ’entendre
Mais l’écho seul répond à l’orphelin

Quand le soleil a paru, la lumière
Je sors tremblant de mon réduit poudreux
Au Tout-Puissant j’adresse une prière
Quand j’ai prié je suis moins malheureux

Je songe au ciel au bonheur de l ’innocence
Où règne Dieu le père du faible monde
En lui j’espère il gagnera mes souffrances
C’est un bon père il aime l’orphelin

 

Entre ciel et terre
MUSIQUE – Olivier Demers

Pièce instrumentale.

 

L’échafaud
PAROLES – trad / MUSIQUE – Nicolas Boulerice

J’avais autrefois une amie
Cent fois plus belle que le jour
Un ami jaloux me l’a ravie
Je l’ai tué pour venger ma vie

J’irai ce soir au clair de lune
Entendre ce récit touchant
De tous les malheurs d’infortunes
Qui m’oppressent depuis si longtemps

Enchaîné jusqu’au fond de la terre
Tout seul dans un sombre cachot
Je pleure en faisant mes prières
Car personne entend mes sanglots

Si j’avais comme l’oiseau des ailes
De ma prison je m’enfuirais
J’irais dans les bras de ma belle
Libre enfin j’m’en irais mourir

Demain je verrai le soleil
Debout sur un sombre échafaud
Le bourreau de sa main cruelle
Sur mes yeux baissera le bandeau

 

La marche des Iroquois
MUSIQUE – Nicolas Boulerice

Pièce instrumentale.

 

Papineau
PAROLES – trad  / MUSIQUE – Nicolas Boulerice

C’est dans la ville de Toronto, grand Dieu quelle jolie ville
Oui elle est belle et parfaite en beauté
Que Papineau ne peut y entrer

Ah! allez dire à Papineau que je ne crains pas l’homme
Allez lui dire que j’me moque de lui
Autant le jour comme la nuit

Quand Papineau il a vu ça, il s’est mis en bataille
Tout aussitôt du canon a tiré
Que la jolie ville a tremblé

Courage amis courage, la ville est en pillage
S’sont écriés, hourra pour Papineau
On a la ville de Toronto

 

Amant volage
PAROLES – trad / MUSIQUE – Simon Beaudry

Pour moi la perte d’une amante
Ce n’est qu’une bagatelle
J’en perdrai cinq ou six cent
Moi qui suis jeune encore

Je leur dirai encore bien mieux
Moi je n’aime que quand je veux

Le changement n’est pas défendu
Et j’en aimerai bien d’autres
Ma bonne dame en vous perdant
Je ne perdrai pas grand chose

Si j’ai dit que je vous aimais
Il ne fallait pas me croire
Si je l’ai dit je m’en dédis
Car j’en perdrai la mémoire

Album CD Trompez le temps

Tromper le temps (2012)

Credits

Tromper le temps (2012)

Le Vent du Nord

Simon Beaudry – guitare, bouzouki et voix
NicolasBoulerice – Vielle à roue, piano, accordéon-piano et voix
Réjean Brunet – accordéon, basses, contrebasse, piano, bombarde et voix
Olivier Demers – violon, pieds, mandoline, guitare électrique et voix


Enregistrement
Mark Busic Studio de la Côte Jaune

 

Mix
Mark Busic & Le Vent du Nord Studio Mark Busic

 

Matriçage
Marc-Olivier Bouchard Studio Le Lab Mastering


Illustrations
Alain Reno

 

Conception graphique
Alain Reno et Philippe Brochard

 

Photos
Stéphane Najman (www.photoman.ca)


Traduction, révision, correction
François Couture, Linda Turu et Jacques Boulerice

 

Éditeur
Éditorial Avenue Daniel Lafrance


Direction de production et gérance
Geneviève Nadeau

 

Disque
Borealis Records


Merci à : Mark Busic, Geneviève Nadeau, Julie Poissant, Bill Garrett, Grit Laskin, Linda Turu, François Beauséjour et Lutherie 4 temps, Éric Beaudry, Francis Marion, Daniel Roy, Stéphane Landry, Brigitte Macq, Guy Devresse et la princesse Élisabeth de Chimay, Lucie Bournival, Jacques Boulerice, Alain Reno, Philippe Brochard, Daniel Lafrance, nos agents et agentes, nos amoureuses … et surtout merci à tous nos fans qui nous soutiennent et nous suivent depuis maintenant 10 ans!!!

Lyrics

Lyrics : Tromper le temps


Lettre à Durham
paroles : Boulerice   musique : Boulerice / Demers / Brunet

 

Durham c’est aujourd’hui que je m’adresse à vous
Pour vous faire mon rapport des nouvelles de nous
Car jadis vous pensiez qu’après la rébellion
Vous aviez condamné les gens de ma nation

Comme bien sûr votre Roi n’était pas un sujet
En commun nous n’avions que vos banques et nos prêts
Mais ces malentendus sont maintenant désuets
Comme cette Reine, ce pays, né d’une Union de fait

Durham Durham tant qu’il y aura deux pays dans le Canada
Y ’aura toujours des hauts des bas

Vous aviez certainement dans vos dires du vrai
Le temps était pour nous un ennemi très concret
Mais sachez bien ceci il en faudra beaucoup
Tant que nous serons là que nous serons debout

Si ta lame Durham comme ta langue et tes dires
Avait tranché d’un trait tout notre devenir
Maintenant je parlerais dans les mots de Shakespeare
Et nous ne serions là pour vous faire mentir

Vous croyiez autrefois, que tous ces Canadiens
Nègre blanc d’Amérique ne vous servaient à rien
Vous les disiez sans gênes bien moins intelligents
Comme une cicatrice un legs de l’ancien temps

Mais j’ose imaginer que vos mots dépassèrent
Vos pensées votre cœur et qu’aujourd’hui vos pairs
Relisent cette histoire et regrettent pour vous
Si nous étions petits, nous étions à genoux


 

Le dragon de Chimay
paroles et musique : Boulerice

 

Barbe Pelot dit la sorcière fût torturée au fond du cachot
Elle envoya de son bûcher, un dernier sort sur les gens du château
Ainsi l’promis de la princesse, preux chevalier si tendre et aimant
Sous la grand’ dalle d’la cathédrale soudainement fut emmuré vivant

Au cœur du ventre de l’antre l’homme cria du fond des cryptes
Pour que les pierres le libèrent et nous racontent le temps des mythes

Le temps passa le sort aussi, l’homme était transformé en bête
Emprisonné dessous la ville, un feu brûlait tout au fond de son être
Jusqu’aux passages du souterrain, toutes gargouilles vomissaient de l’eau
Abreuvant ainsi l’animal, qui chaque jour était de plus en plus gros

Quand du clocher les carillons, sonnèrent treize coups du même temps
Réveillant gisants et dragon, dansaient les carillonneurs du grand Satan
La terre bougea fendant la pierre, laissant entrer espoir et lumière
Alors la bête brisa ses chaînes, se libérant enfin de son enfer

Et la princesse triste et dolente, sur la grand’ tour du château d’Chimay
Gardait son cœur pour un crapaud, mais un dragon volant s’est présenté
La bête surgie cherchant l’aimée de sa prison s’était extirpée
Le sort et lui s’sont envolés, les amoureux ils se sont embrasés


 

Toujours amants
paroles : traditionnelles     musique : Beaudry et Demers
 


Adieu mon cher amant fidèle
Après t’avoir aimé longtemps
Les plus heureux jours de l’enfance
Sont parfois nos premiers amours

Ne sais-tu pas que mon cœur palpite
Hier encore pas d’agrément
Il faut pourtant que l’on se quitte
Je t’attendrai toujours amants

Si par nos voix et nos prières
N’auront plus de charmes à nos yeux
Malgré mes peines et mes misères
Tu veux t’éloigner de mes yeux

Tu m’enverras de tes nouvelles
Partout là-bas où je serai loin
Je te serai toujours fidèle
Je t’attendrai toujours amant

Que ferai-je durant ton absence
Pour tromper la longueur du jour
Je n’aurai plus que l’espérance
Et que tes souvenirs d’amour

Le soir en faisant ma prière
Les yeux pleins de larmes, le cœur attristé
Je prierai Dieu pour toi mon cher
Je t’attendrai toujours amant



Le souhait
paroles : Demers    musique : Demers et Brunet

 

J’ai bien de la peine à m’endormir
Depuis trois jours, la belle fut sans boire

Oh! Marie malurette
Nous cueillons dès aujourd’hui le fruit de notre bonheur

Sans rien ne dire ni même ne complaindre
Au bout de cent jours, la belle fit un souhait

Mon cher amant, me suivrais-tu sans craindre?
Oh! Oui la belle, j’irai où mon cœur t’aime



Adieu Marie
paroles : traditionnelles    musique : Beaudry 

 

Adieu Marie je te quitte, il est dur de se dire adieu
Naîtront quelques nouveaux qui s’aimeront bientôt

Adieu ma chérie adieu, adieu Marie adieu

Adieu Marie ne t’inquiète pas, donne-moi le dernier baiser
je m’aperçois pas par hasard que je te troublais bien fort

Adieu Marie ne t’inquiète pas, adieu ne veut pas dire toujours
Pense à moi tous les jours, à mes pensées d’amour

Adieu Marie je te quitte, on se reverra dans le ciel bleu
Je ne sais pas à quel endroit, mais je serai là pour toi



Le cœur de ma mère
musique : Charles Gounod    paroles : Jean Richepin

 

Y’avait une fois un pauvre gars Et lonlon laire et lonlon la
Y’avait une fois un pauvre gars Qui aimait celle qui ne l’aimait pas

Elle lui dit apporte moi demain Et lonlon laire et lonlon la
Elle lui dit apporte moi demain Le cœur de ta mère pour mon chien

Va chez sa mère et puis la tue Et lonlon laire et lonlon la
Va chez sa mère et puis la tue Lui prit le cœur et s’en courut

Comme il courrait il tomba Et lonlon laire et lonlon la
Comme il courrait, il tomba Et puis par terre le cœur roula

Et pendant que le cœur roulait Et lonlon laire et lonlon la
Et pendant que le cœur roulait Entendit le cœur qui parlait

Et le cœur disait en pleurant Et lonlon laire et lonlon la
Et le cœur disait en pleurant, T’es-tu fait, mal mon enfant?



Vigneron
paroles : traditionnelles    musique : trad / Demers

 

Ah c’était un jeune garçon vigneron et il travaillait dans la maison
V’l’a qu’il aperçoit son maître en faisant semblant de rien
Il faisait du galvaudage met de l’eau dans son vin

Et là mon maître que faites-vous pourquoi donc ce vin baptisez vous
Ce vin n’est pas assez rustique ne le baptisez donc pas
Car moi qui travaille la vigne je ne l’tolère pas

Eh vigneron mon petit ami fais donc ton paquet tu vas partir
Mais je le veux bien mon maître vous êtes maître chez vous
Comptez moi mon dû tout de suite j’m’éloignerai de vous

Je te donnerai mes blancs chevaux et mes serviteurs et mes habits
Et si tu t’en vas demain dans ton village natal
J’n’aurai rien vu rien entendu elle n’en saura rien

Mais la maîtresse elle lui répondit toi le vigneron tu restes ici
Tu la travailleras la vigne tu la travailleras fort bien
T’auras toujours la bouteille le soir le matin



Le diable et le fermier
paroles : traditionnelles    musique : trad / Demers


C’est l’histoire d’un diable, sortant tout droit des flammes
Promettant au fermier de lui laisser son âme
S’il partageait ensemble le fruit de la moisson
À chacun sa moitié c’est une obligation

Le diable choisit pour que l’entente soit bonne
De garder ce qu’il reste sur la terre à l’automne
Le fermier accepta et planta des panais
Des patates des carottes véritables navets

Qui cèderait pour un rien
Les richesses de ses terres
Du diable ou de l’homme
À qui la bonne affaire

Quand arriva le temps d’échanger le butin
Le diable en maudit ne lui restait plus rien
Dit alors au fermier « pour changer l’an prochain
Prenez donc à vot’ tour, c’qui pousse sur le terrain »

Le fermier accepta et planta cette fois
Des tomates des courgettes des melons et des pois
Le diable aux récoltes rapaillant le néant
Retourna vers Satan, le fermier triomphant

Qui jouerait son avenir
Sans connaitre le marché
Qui voudrait fractionner
La terre dessous ses pieds

Le diable revint respectant sa parole
De l’eau du gaz du fer, il viderait le sol
Alors à la surface qu’allait-il bien pousser?
L’eau souillée et les fuites de gaz empoisonné?

Les ressources dépouillées, il s’était enrichi
Laissant que du béton le diable repartit
La terre fragilisée comme ce Québécois
Condamné à bouillir l’eau que son enfant boit

Mais au bout de l’histoire
Qui donc aura perdu
Ses précieuses énergies
Les enjeux du pari



Dans les cachots
paroles et musique : traditionnelles


C’est dans Paris vive le roi y’a une fille dans les cachots
Qui voudrait bien se marier son père veut l’en empêcher
Pour mettre fin à ses amours, son père lui a fait faire une tour
Et il l’a fait, fait emmener par quatre soldats officiers

La belle a bien été sept ans sans voir aucun de ses parents
Au bout la septième année son père vint la visiter
Bonjour ma fille comment vas-tu, mon très cher père, ça ne va pas bien
J’ai un côté mangé de vers et les deux pieds pourrissent de fers

Mon bon papa n’auriez-vous pas cinq ou six francs à me donner
C’est pour porter aux chevaliers qu’ils viennent m’ôter les fers des pieds
Oh oui ma fille nous en avons plus de six milles et six millions
Ah oui ma fille tu en auras, mais tes amours tu quitteras

Mon bon papa allez-vous en avec votre or et votre argent
J’estimerais mieux ne jamais vous revoir que d’abandonner mes amours
Son cher amant passant par là un mot de lettre il lui donna
Un mot de lettre lui disant belle souvenez-vous de moi

Faites la morte la décédée en cette nuit faites vous porter
Le clergé s’en vient en chantant son père derrière lui en pleurant
En passant au coin du marché son cher amant qui la voit passer
Puisque ma mie est décédée morte ou en vie je la verrai

Il a pris ses ciseaux d’argent pour en découdre le grand drap blanc
Le beau galant pousse un soupir, la belle répond, d’un grand sourire
On ne connait pas la trahison entre les filles et les garçons
C’est au curé de les marier afin qu’ils puissent enfin s’aimer

Album CD Symphonique

Le Vent du Nord Symphonique (2010)

  • With the Quebec Symphony Orchestra
  • Editor Airat Ichmouratov
  • Symphonic arrangements Tom Myron
  • Produced by the Canadian Broadcasting Corporation and distributed by DEP
Album CD La part du feu

La Part du Feu (2009)

Credits

La part du feu (2009)

Le Vent du Nord

Simon Beaudry – voix, bouzouki, guitare
Nicolas Boulerice – voix, vielle à roue, piano, accordéon-piano (13)
Réjean Brunet – basses, accordéon diatonique, bombarde, piano (11), voix
Olivier Demers – violon, guitare (3,4), pieds, mandoline (13), voix

 

Invités

Michel Bordeleau violon, mandoline (5,11)
Jean-François Branchaud violon (8)
André Brunet
 violon (8)
Grüv ‘N’Brass avec Robert-Étienne Siméon (saxophone) David Robitaille (trompette) Olivier Hébert (trombone) Jean-Philippe Dutil (sousaphone) Sébastien Hinse (percussions) (10)
Patrick Graham percussions (2,3,7)

Enregistrement
Mark Busic
 et Le Vent du Nord au Studio de la Côte Jaune

Matriçage
Marc-Olivier Bouchard au studio Pure mastering

Conception de la pochette
Alain Reno
 et Philippe Brochard

Photos
Pierre Crépô
 assisté de Véronique Boncompani

Coordination du projet
Geneviève Nadeau

Lyrics

Lyrics : La part du feu


Lanlaire

Avez-vous connu Lanlaire, dont nous pleurons le trépas
De pareils on n’en voit guère, de pareils on n’en voit pas
À peine était-il au monde qu’au lieu de geindre et crier
Il s’en allait à la ronde, chanter dans tous les quartiers
Va te faire Lanlaire, à ce point qu’on l’appela

Lanlaire Lonla, va te faire Lanlaire, va te faire Lonla!

On le mit dans un collège, pour apprendre le latin
Il faisait le sacrilège, il fumait du libertin
Et quand le maître sévère le condamnait au pain sec
Sa nourriture ordinaire, il lui répondait en grec
Va te faire Lanlaire, il ne savait que cela
On lui dit va-t’en ou reste, être soldat c’est trop frugal

Médecin t’es trop modeste, commerçant t’es trop loyal
Tu veux donc être notaire, mais la charge est lourde à payer
Puisque tu ne sais rien faire, sois avocat ou boursier
Va te faire Lanlaire, le diable a passé par–là

Il ne plaçait la sagesse, que dans les plaisirs permis
Changeant souvent de maîtresses, mais n’ changeant jamais d’amis
On voulut lui faire prendre femme aimable et grosse dot
Moi, dit-il, j’irais me vendre et demain le premier sot
Va me faire Lanlaire, comment nommez-vous cela

Il ne fit rien dans sa vie, pour ne pas faire le mal
Il fut pauvre sans envie, il vécut au sol natal
Il resta célibataire et même il n’eut pas d’enfants
Si tu crois trouver sur terre, beaucoup de ses descendants
Va te faire Lanlaire, on n’en fait plus de ceux-là.



Octobre 1837

La rivière coulait dans le sens du vent
Le souffle d’un orage au loin se levant
Les villages face à face fixaient calmement
Les clochers silencieux prêts aux soulèvements

Les anciens Canadiens moins Français qu’Indiens
Se donnaient rendez-vous pour se prendre en mains
Dans un village au bord de la Richelieu
Qu’on appelait jadis rivière des Iroquois

Ils partirent au matin certains dans la nuit
Mesurant les distances en pipée d’tabac
D’la frontière des États ou d’la Yamaska
À cheval ou à pied tous dans les même pas

Un autre mois d’octobre et de dérangement
Comme si le froid nous aidait à prendre le mors aux dents

Ces gens de tous métiers venant d’six comtés
Ils étaient assemblés quand elle fut levée
La colonne érigée pour la liberté
Et ses fils réunis projet d’égalité

Canadiens, Irlandais aussi des Anglais
Dénonçant l’attitude des nobles d’Angleterre
Dans les quatre-vingt-douze résolutions
Trouvèrent autant d’raisons de faire la rébellion

La tête de son Parti son représentant
Faisait bouger les choses dans le Parlement
Ses idées mises à prix ont pendu ses gens
Mais ils ne sont pas morts face au pied du courant.



La Mine

Jour de courroux, jour mémorable, jour de chagrin, jour de douleur
Où il se fit un grand ravage, mais tant de citoyens en pleurs
C’est dans l’année, quatre-vingt-onze, le vingt et un de février
Travaillent au fond, au fond de la mine, où vous ne l’oublierez jamais

Notre pays est aux alarmes tant de vieillards et tant d’enfants
Les jeunes filles aussi les femmes se rendent tous au bord en pleurant
Les jeunes femmes sont dans la peine en voyant leurs maris tous morts
En se frappant la face par terre, disons grand Dieu, quel triste sort

Là étendu sortant des flammes, sa femme est là, elle le connaît
Elle contemple quoi qu’il en soit, disons grand Dieu qu’allons nous faire
Mais où est-il, Dieu de bonheur, faire mourir tant d’hommes dans ce jour
Et mettre notre ville aux alarmes pour satisfaire un Dieu d’amour

Dans quel pays dans quelle place où sont ces désastres arrivés
L’Histoire nous le dira peut-être dans la province Nova Scotia
C’est dans la mine de Springhill où ces infortunes étaient
Travaillent au fond, au fond de la mine, où vous ne l’oublierez jamais

Pourrez-vous nous dire combien d’âmes ont trouvé de morts dans ces lieux
Le nombre que le livre nous donne, cent trente apparut devant Dieu
Pour en trouver, la certitude, et de trouver le nombre de morts
Cela nous est presque impossible on ne les connait pas encore

Pleure plus chrétienne, Dieu nous commande, de le prier pour ses défunts
Ce sont nos frères dans la souffrance qui daignant nous verser leur pain
Ce qui nous conservait la vie en nous donnant malheureux sorts
Et qu’à la fin de notre vie et nous faisons une sainte mort.



Les Métiers

Ce sont les filles de St-Roman, elles ont cinq ou six amants
Le premier c’est un petit boiteux, il a la patte trop courte
Le temps de le voir venir, cela m’en dégoûte

Le deuxième c’est un couvreur, encore un métier de malheur
Encore un métier de malheur, un métier bien viciable
Si le chapeau vient à virer, voilà le couvreur au diable

Le troisième c’est un pêcheur, encore un métier de malheur
Encore un métier de malheur, un métier bien viciable
Si la chaloupe vient à virer, voilà le pêcheur au diable

Le quatrième c’t’un cabaretier, encore un métier de malheur
Encore un métier de malheur, un métier bien viciable
Si les pieds de table viennent à manquer, voilà les verres au diable

Le cinquième c’t’un joueur de violon, c’est lui qui aura mon mignon
C’est lui qui aura mon mignon, aura ma pratique
Lui y jouera du violon, moi j’jouerai d’la musique.



Élise

Le soir que ma charmante Élise
Partie pour aller à confesse
Elle trouva son amant Louis
Déguisé sous l’habit d’un prêtre
Il se déguise en capucin
Confesse-la belle avec dessein

Mon père m’y voilà devant vous
Le coeur rempli de repentance
Me prosterner à vos genoux
Et vous demander pénitence
De tous les péchés que j’ai faits
Pardonnez-les-moi s’il vous plaît

Mon père cent fois j’ai mal parlé
Cent fois j’ai fait la paresseuse
En vérité j’ai consenti
À dire des paroles oiseuses
J’ai mal parlé de mon prochain
J’ai fait du mal avec dessein

Ma fille tout cela n’est pas bien
De vous laisser aller aux vices
Il vaudrait mieux pour le grand bien
De se défaire de ces malices
Contrôlez-vous de mal parler
Achevez de vous confesser

Mon père je pense que c’est tout
Selon mes fautes ordinaires
Si c’n’était un jeune cavalier
Grand Dieu que j’en suis amoureuse
Je l’aime beaucoup c’est mon malheur
C’est lui qui touchera mon cœur

Ma fille cela n’est pas bien
De s’y laisser à tant de vices
Si vous l’aimez ainsi eh bien
La chose n’est pas difficile
La belle me reconnaissez-vous
M’y voulez-vous pour votre époux

Hélas la belle s’est écriée
C’est donc Louis qui me confesse
Mais par bonheur j’ai par adresse
Caché un péché à confesse
Car si j’avais tout déclaré
Celui-là aurait tout gâché

Eh bien la belle, j’ai grand regret
D’avoir avancé ces paroles
Si j’n’avais point si tôt parlé
J’aurais connu toutes vos babioles
J’aurais connu pour le présent
Tous vos péchés assurément.



Rossignolet

Rossignolet du bois joli enseigne-moi je t’en prie
Enseigne-moi de la poison c’est pour empoisonner

Pour empoisonner mon mari qui est jaloux de moi
Allez là-bas sur ces cours d’eau là vous en trouverez

La tête d’un serpent méchant là vous la couperez
Dans un grand plat d’or et d’argent là vous la pillerez

Quand votre mari arrivera du champ un grand soif il aura
Il vous dira ma bonne dame donnez-moi donc de l’eau

Vous lui direz mon cher mari ce n’est pas de l’eau qu’il faut
C’est bien du vin mais pas de l’eau que vous boirerez

Tout pendant qu’il en buvait le vin qui noircissait
L’enfant qui était dans le berceau son père avertissait

N’en buvez pas de ce vin-là car ça vous ferait mourir
Pour moi la mort vraie y passait la grand soif que j’avais.



Montcalm

L’aumônier fit l’exhortation, puis il donnit l’absolution
Aisément cela peut se croire, enfants dit-il animez-vous
Le bon Dieu sa mère tout est pour vous

Ce sont des chiens à coups de pied, à coup de poing
Faut leur casser la gueule et la mâchoire

Soldats officiers généraux, chacun en ce jour fut héros
Aisément cela peut se croire, Montcalm en défunt Annibal
S’montra soldat et général

N’oublions pas Monsieur de Lévis, qui se débattait comme une furie
Aisément cela peut se croire, Dame! On ne manquit jamais d’valeur
Dans la famille de notre seigneur

Quand les Anglois s’virent raboulés, ils commencèrent à déloger
Aisément cela peut se croire, Montcalm leur souhaitit le bonsoir

Adieu Messieurs, jusqu’au revoir.



Le Cavalier et la Belle

Derrière chez moi il y a un pré, il y a une brebillette
La belle qui est à les soigner, avec sa genouillette
Par ici il y passe un loup, de fureur ennemie
La plus belle brebis du troupeau, l’a prise l’a enlevée

La belle s’écrie à haute voix, oh que des avantages
Celui qui ramène ma brebis, aura mon cœur en gage
Par ici passe un cavalier, tire sa claire épée
Cinq ou six tours fait dans le bois, la brebis retrouvée

Tenez la belle votre brebis, la voilà belle chose
Cette plaisir que l’on vous fait, vous m’en ferez un autre
Mais oui galant nous vous paierons, nous vous paierons vos peines
Quand la brebis sera tondue, vous en aurez la laine

Je ne suis pas marchand fileur, ni trafiqueur de laine
C’est votre cœur dont je jouis, j’en jouirai quand même
Galant ne parlez pas si haut, ma mère qui est aux écoutes
Si elle entend ce discours-là, nous grondera sans doute.



Écris-moi

Écris-moi souvent, écris tous les jours
Chasse mon tourment, mon cœur est si lourd
Écris-moi souvent, parle-moi du passé
Les beaux jours d’antan où l’on s’est aimé

La vie est si dure, puisqu’on s’est quitté
Le cœur me tourmente, mes yeux ont pleuré
J’entends et je crie pour que notre amour
Un jour réuni, le soit pour toujours

Seul dans la nuit sombre, j’attends ton retour
Mes rêves sans nombre me hantent toujours
Durant ton absence j’écoute en silence
Nos beaux serments, écris-moi souvent

Écris-moi souvent, écris tous les jours
Chasse mon tourment, mon cœur est si lourd
Écris-moi souvent, parle-moi du passé
Les beaux jours d’antan où l’on s’est aimé.

Album CD Mesdames Monsieurs

Mesdames et messieurs! (2008)

Credits

Borealis Records BCD194
Le Vent du Nord
Mesdames et Messieurs

Le Vent du Nord :
Simon Beaudry
Nicolas Boulerice
Réjean Brunet
Olivier Demers

  • L’heure bleue 4:39
  • Rosette 3:45
  • La veillée chez Poirier 2:56
  • La fille et les dragons 5:22
  • Petit rêve III 3:17
  • Le bon buveur 3:27
  • Les amants du Saint-Laurent 4:38
  • La traversée 4:28
  • Les larmes aux yeux 4:01
  • Cré mardi 5:00
  • La piastre des États 5:11
  • Vive l’amour 5:12
  • Au bord de la fontaine 6:33

Invités :
Éric Beaudry
Pierre-Luc Dupuis
André Brunet
Jean-François Branchaud
Martin Langlais
Jeremiah McDade
Simon Marion
Bernard Simard

Équipe technique Le Vent du Nord
Olivier Gravel
Louis-Philippe Thibodeau

Mix / Matriçage
Mark Busic, Nicolas Boulerice et Olivier Demers

Lyrics

À venir

Album CD Dans le Airs

Dans les airs (2007)

Credits

DANS LES AIRS

Le Vent du Nord

Simon Beaudry – voix (3 et 11), guitare
Nicolas Boulerice – voix, vielle à roue / hurdy gurdy, piano, accordéon-piano (3 et 7)
Réjean Brunet – voix (2), basse acoustique, accordéon diatonique, piano (2 et 7)
Olivier Demers – violon, pieds / foot tapping, mandoline, voix

Invités
Pierre-Luc Dupuis à l’harmonica chromatique dans Rosette (1)
Michel Bordeleau à la caisse claire / snare dans La veillée chez Poirier (3)

Avec la participation spéciale de notre technicien de son de tournée, Olivier Gravel (alias buzzer-bee), pour les « pas » dans Le Vieux Cheval (6)

1. Rosette  3.55
2. La piastre des États  4.10
3. La veillée chez Poirier  2.57
4. La traversée  4.31
5. Tour à bois  3.01
6. Le vieux cheval  3.04
7. Petit rêve III  2.48
8. Les larmes aux yeux  4.28
9. La beauté du mariage  4.24
10. Du Labrador à Montmagny  3.53
11. Le berger   3.17
12. L’heure bleue   4.02
13. La fille et les dragons  5.05
14. Le réveil du bébé dragon

Lyrics

Lyrics : Dans les airs


Rosette
trad / Olivier Demers

Ah! Rosette, ma petite Rosette, y’a ben longtemps que je n’t’ai pas vue
J’en ai eu des nouvelles, des nouvelles du pays
Que tu n’étais pas sage, comme tu m’l’avais promis

Cher amant n’écoutez point ça j’ai toujours eu de l’amitié pour toi
Y’en est venu bien d’autres qui étaient de mon goût
Cher amant pour te plaire je les ai refusés

Pourquoi belle les refusais-tu?  Savais-tu pas que je n’t’aimais plus?
Tu r’cevais plus mes lettres,  ni mes papiers marqués
Savais-tu pas Rosette que j’t’avais oubliée

Venez tous venez écouter la jalousie qui le fait parler
Il n’avait pas de fortune encore bien moins d’argent
Pour acheter les bagues qu’on donne en épousant

Belle, les bagues que je n’te donne pas, ne te feront jamais mal aux doigts
J’en donnerai à une autre qui sera de mon goût
Et toi petite Rosette tu seras oubliée


La piastre des États
trad / Olivier Demers

J’ai encore dedans ma poche une piastre des États
Prenons-la, dépensons-la, j’ai le coeur tout à mon aise
À la table de mes amis, j’ai le coeur tout réjoui

J’ai encore dedans ma huche une miche de pain blanc
Prenons-la, pis mangeons-la, j’ai le coeur tout à mon aise
À la table de mes amis, j’ai le coeur tout réjoui

J’ai encore dedans ma cave une cruche de vin blanc
Prenons-la, pis buvons-la, j’ai le coeur tout à mon aise
À la table de mes amis, j’ai le coeur tout réjoui

J’ai encore dans ma cuisine une chanson à vous chanter
Prenons-la, pis chantons-la, j’ai le coeur tout à mon aise
À la table de mes amis, j’ai le coeur tout réjoui

J’ai encore dedans ma chambre une fille de 16 ans
Prenons-la, pis marions-la, j’ai le coeur tout à mon aise
À la table de mes amis, j’ai le coeur tout réjoui


La veillée chez Poirier
trad

Écoutez bien l’histoire que j’ai à vous chanter
Nico, Réjean, Olo pis moi on avait été veiller
On avait été veiller chez le bonhomme Poirier
M’en vas vous raconter tous les tours qu’ils m’avont joués

En allumant ma pipe, comme c’était la façon
Disant quelques paroles aux gens de la maison
Bonsoir ma Délima, me permetteriez-vous
Que j’m’éloignerai des autres, pour me rapprocher de vous?

Ah! oui, vraiment, dit-elle, avec un grand plaisir
Si vous venez m’y voir, ce n’est que pour en rire
Tu m’as trompée Fidèle, de me parler d’amour
C’est ma p’tite Joséphine que j’aimerai toujours

Ils disent que je suis lâche, ivrogne et paresseux
Du vin de ma bouteille, j’en boirai quand j’en veux
Vous ne voyez pas grand graisse figée sur mon capot
Car il est toujours propre, car il est toujours beau

Faut aller voir le bonhomme, qui est dans son lit couché
Disant à haute voix, il est temps d’se retirer
Le monde de la campagne, dévirons le faubourg
Retirez-vous d’ici, car il est betôt jour

J’aime pas qu’on me le dise une seconde fois
Je disais à Françoise  t’en viens-tu avec moi?
Je filerai mon chemin tout comme d’accoutumée
Je m’en irai nu-tête, mon chapeau dans ma main

Fallut porter les plaintes à monsieur le curé
Disant que sa paroisse était toute bouleversée
Elle est toute bouleversée, de sens dessus dessous
C’est dans l’ptit bois de Londres qu’on y voit des hommes soûls

Tour à bois
Nicolas Boulerice

Tour à tour, tourne autour
Tour à bois et tour de chant

On va vous chanter chanson d’métier
Joueur de tours et tourne en rond

En premier il faut avoir le tour
Chantourner comme un artisan

Et fixer l’ébauche de bois franc
Au coeur de tant de belles années

Troisièmement tout en tournant la pièce
Faut guider le couteau étroit

Modeler l’ébène à la bédane
Modes anciens anciennes modes

Finesse et fini, ça se raffine
Un peu d’bran d’scie, de paraffine

Forger à son tour le chant du bois
Sonnent et résonnent les temps forts

Écoutez la chanson des tourneurs
Tourneurs de bal qui font chanter

Le vieux cheval
trad

Mon cher voisin qui m’envoyait chercher
Un vieux cheval blanc qui est à l’extrémité

Prends ton verre et moi la bouteille
Buvons un petit coup, affilons nos couteaux
Dépêchons-nous, d’aller y lever la peau

Mon cher voisin tu t’es laissé aller
Combien d’hivers t’as été mal hiverné

Tu m’entendras plus sacrer après toi
Personne n’aura aucun pouvoir sur toi

Tu traîneras plus ton maître en hiver
Tous ces capucins et toutes ces valises

Les larmes aux yeux
Nicolas Boulerice / Fiona Cuthill / trad

Bonjour cher coeur, comment vous portez-vous?
Je suis venu voir si je serai votre époux
Je suis venu voir si j’aurai votre coeur
Pour soulager mes peines et mes douleurs

Ah! non Monsieur, ah! comment l’auriez-vous
Il est engagé à un autre amant que vous
Il est engagé à un jeune officier
Je vous dis monsieur, retirez-vous d’ici

Si j’avais su, belle si j’avais connu
Que nos deux coeurs n’y seraient parvenus
J’aurais pas tout dépensé mon argent
Au cabaret, belle avec tes parents

Tu l’as dépensé, c’est qu’tu l’as ben voulu
Combien de fois je te l’ai défendu
Combien de fois je t’ai dit poliment
Retire-toi galant tu perds ton temps

Si j’ai perdu, ah! mes peines et mon temps
J’ai bien passé d’agréables moments
Le verre à la main pour bénir mon chagrin
Les larmes aux yeux, belle faut se dire adieu

La beauté du mariage
trad / Réjean Brunet

Quand on m’y parle du mariage, oui cette jolie passe-temps
Oui cette jolie passe temps je n’oserais le dire
Car si ma tendre mie partait, je souffrirais l’martyre

Un jour je demande à ma femme qu’est c’que je vais faire aujourd’hui
Qu’est c’que tu vas faire aujourd’hui, tu vas sortir la farine
Tu vas allez chercher un sac su la plus proche voisine

Je ne fus pas aussitôt rendu, ma femme est venue me chercher
Ma femme est venue me chercher à grand coup de sassoire
Ah! vite vite à la maison, tu trouveras d’quoi faire

Pardon pardon, pardon ma femme, pardon pardon pour cette fois
Pardon pardon pour cette fois, c’est mon ami ti-Pierre
Qui m’amenait au cabaret, moi qui voulais point boire

Ah! c’est à boire, à boire à boire, ah! c’est à boire qu’il nous faut
Ah! c’est à boire qu’il nous faut, toujours la vieille coutume
Ah! si quelqu’un m’payait un coup, ça f’rait passer mon rhume

Le Berger
trad

La belle est en prison d’amour
Voilà un mois et six semaines
Son père qui l’a cherchée partout
Et son amant, il est en peine

Faut aller voir ce berger
S’il n’a point vu, qui nous enseigne
Berger, berger n’as-tu pas vu
Ici passer la beauté même

De quel habit qu’elle est vêtie?
Elle étions en soie et en laine
Elle a un jupon de satin blanc
et dans ses mains des gants de laine

Oh! oui ma foi, oui je l’ai vue
Ici passer la beauté même
Dans sa main droite porte un oiseau
À qui la belle conta ses peines

L’oiseau, l’oiseau toi qui es heureux
Toi qui pouvais parler à ma belle
Moi qui étais son amoureux
À peine qui peut parler avec elle

Faut-il passer l’long d’un ruisseau
Sans qu’on puisse y boire à sa soif
Buvez, buvez, amant buvez!
Car c’est pour toé qu’le ruisseau coule

Faut-il passer l’long d’un rosier
Sans qu’on puisse y cueillir la rose
Cueillez, cueillez, amant cueillez!
Car c’est pour toé qu’la rose éclose

La fille et les dragons trad
C’est une jeune fille qui voulait se promener
Bras d’sus bras d’sous tout du long d’un vert bocage
Avec trois jeunes dragons qui sont en ermitage

Son père aussi sa mère nuit et jour la cherchaient
L’ont tant cherchée qu’ils l’ont trouvée tout du long d’un vert bocage
Avec trois jeunes dragons qui sont en ermitage

Ah! dites-moi donc ma fille, que faites-vous ici?
Bras d’sus bras d’sous tout du long d’un vert bocage
Avec trois jeunes dragons qui sont en ermitage

Si vous saviez mon père comment j’suis bien ici
Un qui balie, l’autre qui fait mon lit, l’autre qui peigne ma blonde chevelure
Et l’autre encore sur mes genoux  « la belle voulez boire? »

Si vous en retournez en France, vous ferez mes compliments
Mes compliments à tous mes parents et à ma soeur Angélique
N’auraient-ils pas tant de malheurs de m’y voir revenir?

La fille et les dragons
trad 

C’est une jeune fille qui voulait se promener

Bras d’sus bras d’sous tout du long d’un vert bocage
Avec trois jeunes dragons qui sont en ermitage

Son père aussi sa mère nuit et jour la cherchaient
L’ont tant cherchée qu’ils l’ont trouvée tout du long d’un vert bocage
Avec trois jeunes dragons qui sont en ermitage

Ah! dites-moi donc ma fille, que faites-vous ici?
Bras d’sus bras d’sous tout du long d’un vert bocage
Avec trois jeunes dragons qui sont en ermitage

Si vous saviez mon père comment j’suis bien ici
Un qui balie, l’autre qui fait mon lit, l’autre qui peigne ma blonde chevelure
Et l’autre encore sur mes genoux  « la belle voulez boire? »

Si vous en retournez en France, vous ferez mes compliments
Mes compliments à tous mes parents et à ma soeur Angélique
N’auraient-ils pas tant de malheurs de m’y voir revenir?

Album CDLes amants du Saint-Laurent

Les amants du Saint-Laurent (2005)

  • Canadian Folk Music Award 2005 category Traditionnal album of the year.
  • Nominated for ADISQ 2005, category Traditionnal album of the year.

Credits

À venir

Lyrics

Lyrics : Les amants du Saint-Laurent

Les amants du Saint-Laurent N.Boulerice

Basé sur une belle histoire d’amour dépousièrée et immortalisé par l’historien  M. Trudel, nous vous avons composé une toute nouvelle vieille chanson. À cette époque déjà, Montréal était la ville libertine ou les moeurs désaprouvé à Québec était plus aisément accepté. Aider par les indiens, les jeunes gens fuyaient alors en aval du fleuve pour espérer se marier en douce et échapper à leur sort.

Pierre-Joseph était un jeune marchand, n’avait seulement que 19 ans. Louise Cadet, fille du marchand-boucher, a quant à elle 17 années. Québec 1754, amoureux fous ils sont tombés, dans une veillée d’la  vieille Agathe.  (bis) Quand ils voulûrent partir pour se marier, “grande jeunesse” les accusants, Jean le tuteur du bien trop jeune galant refusa son consentement. Ils dûrent s’enfuir vers Montréal, Éviter les charivaris, Prendre un canot en pleine nuit  (bis) On su leur fugue et aussitôt envoya Les archers d’la Marrée-chaussées Fleuve Saint-Laurent, s’a grève de Saint-Nicolas Les amoureux fûrent capturés Dans les cachots d’la Capitale Pierre accusé d’enlèvement S’enfuit de la prison Royale  (bis) Sept ans plus tard, par un beau lundi matin Trois petits coups sans prévenir C’est votre amant qui à nouveau tend la main Ouvrez la porte des souvenirs J’ai parcouru bien des vallées Pour revenir à l’endroit même où mes yeux vous avaient quittés  (bis)

La semaine du paysan Trad

De la chanson grivoise de tradition orale… tirée des «Chansons choisies avec les airs notés» publié à Genève en 1782  et attribué à Jean-François Marmontel (1723-1799). Un gros merci à Sylvain Bissonnette qui nous a trouvé une des plus anciennes chanson sur les jours de la semaine. Les ritournelles qui enveloppent cette chanson sont des airs traditionnels, la première et la deuxième partie du Basket Cotillon, provenant d’un vieux livre de musique pour piano de 1900. Ils ont été traficotés par Benoit.

Écoutez l’aventure d’un pauvre villageois Moi qui de ma nature suis honnête et courtois Un beau jour je promis à ma chère Claudeine De la servir gratis le long d’une semaine Le lundi pour lui plaire je pris la bêche en main La matinée entière je bêchis son jardin Puis fût tout droitement, m’assoir au pied d’un chêne Où d’un baiser charmant elle me payit ma peine Mardi j’eus l’ordonnance de garder son troupeau Elle eut la complaisance de venir sous l’ormiau Là me sentant pressé d’une ardeur sans pareille Je lui rends le baiser qu’elle me donnit la veille Le mercredi d’ensuite au bois elle me menit Ma tâche fut réduite à lui chercher un nid V’là, lui dis-je, un moineau d’un très rare plumage Si vous le trouvez beau bouter le vite en cage Jeudi je nous joignîme dès le soleil levé À la grange j’allîme pour y battre le blé J’y vacquions tour à tour avec le même zèle Cependant au retour j’étais bien plus las qu’elle Vendredi la futée me présentant le bec Me dit tout attristée, mon moulin est à sec À ce travail nouveau, il fallu me résoudre J’y fît venir tant d’eau, qu’il fût aisé d’y moudre Samedi quel ouvrage du matin jusqu’au soir J’allis d’un grand courage fouler à son pressoir Quoique ce mouvement me mit presqu’hors d’haleine Je foulis tant et tant que la cuve en fût pleine Dimanche la bergère me dit mon doux ami N’avons nous rien à faire “nanni pour aujourd’hui” Six jours sans relâcher j’ai servi ce que j’aime Je veux me reposer, tout au moins le septième

Marguerite

Marguerite s’en va au bois Pour cueillir de noisines Les noisines sont hautes La fille en est petite Parlons d’amour, boire à son tour Boire à son tirelire lire Boire à son tourelou relour Boire à son tour Dedans son maître doigt Elle se mis une épine Oh ! Qu’elle a tant pleuré Oh ! qu’elle s’est endoumie Le premier qui lui passe Lui dit voilà ma mie Le deuxième qui lui passe Lui dit qu’elle est jolie Le troisième qui lui passe Lui dit je la marie

Nous sommes si bien à table Trad

C’était une genre de complainte avec un sourrire en coin. On en a fait un sourrire avec une complainte en coin! Si vous aimez ça, vous pourrez trouver une autre version chantée par André Marchand sur «Hommage à Marius Barbeau» et une autre encore chanté par Genticorum. Encore une fois de la collection de Jacques Boulerice et du répertoire de M. Alcide Ferland. Comme dans notre premier album Maudite Moisson !, nous avons modifié un reel du violoneux Isidore Soucy pour le jouer en 6/8 : La gigue du St-Esprit.

Nous sommes si bien à table, tenons nous y longtemps La table est agréable, pour moi j’en suis content Oh! Elle est agréable, demerons y longtemps (bis) Ils disent partout qu’il m’aime, cela nous y convient pas Ma maîtresse a des charmes, combien d’autres n’en ont pas Ma maîtresse à des charmes, pour moi j’en suis content (bis) Les chiens de notre père, ne font plus qu’aboyer Ils disent dans leur language, galant tu perds ton temps Galant tu perds tes peines, ne revient plus ici (bis) Si j’ai perdu mes peine, j’ai bien passé mon temps T’en souviens-tu la belle, quand nous étions tous deux Le soir à la chandelle, comme de jeunes amoureux (bis) Si j’étais une hirondelle, que je puisse voler Sur vos genoux la belle, j’irais m’y reposer J’aime votre bouche vermeille, y prendre un doux baiser (bis) Mes genoux, ne sont pas un arbre pour vous y reposer Cherchez une autre branche qui puisse vous y porter Cherchez une autre branche pour vous y reposer (bis)

Le bon buveur / reel du quatrième Trad / O.Demers

… et pour le reel qui suit composé par Olivier ; quatrième amour, quatrième chemin, quatrième jour d’un mois, quatrième degré, l’oublié du podium qui est aussi bon que les autres, à vous de voir quel est votre quatrième !

Ami buvons caressons la bouteille Pour passer notre temps Un bon buveur C’est l’ami de la bouteille Le soir et le matin à moi Il me dit à l’oreille J’aime la bouteille, moi J’aime la bouteille Et tous ces vieux garçons Qui s’en vont voir les filles Ils disent qu’ils sont des fous Et moi je dis Qu’ils cherchent leur avantage Je les trouve sages moi Dans l’bas du village J’aime la bouteille moi J’aime la bouteille Et vous, mon bon popâ Qui vivez à votre aise Vous êtes marié Quand vous voulez Que maman vous embrasse Et vous n’avez qu’à parler Et moi, dans ma chambrette Je flatte en cachette, moi Dans la p’tite’ cabinette Quand j’ reviens de l’ouvrage Souvent je la regarde Je lui fais les yeux doux En lui disant: «La belle je vous aime» Je vous trouve belle moi Je vous trouve belle j’aime la bouteille moi J’aime la bouteille

C’est une jeune mariée 

Trad

C’est une jeune mariée qui s’est mise en ménage (bis) Elle tirait ses poules au lieu de ses vaches Guai guai je suis en ménage guai guai je suis mariée Elle tirait ses poules au lieu de ses vaches (bis) Elle coulait son lait dans une vieille savate Guai guai je suis en ménage guai guai je suis mariée Elle coulait son lait dans une vieille savate (bis) Elle faisait son beurre dans le trou d’la chatte Guai guai je suis en ménage guai guai je suis mariée Elle faisait son beurre dans le trou d’la chatte (bis) Son mari lui dit t’as une belle baratte Guai guai je suis en ménage guai guai je suis mariée Son mari lui dit t’as une belle baratte (bis) Elle a le trou rond et le couvert plate Guai guai je suis en ménage guai guai je suis mariée Elle a le trou rond et le couvert plate (bis) Quand son enfant pleure elle lui donne des tapes Guai guai je suis en ménage guai guai je suis mariée Quand son enfant pleure elle lui donne des tapes (bis) Et quand il se salie elle l’ essuie avec la nappe

Cré mardi

Trad

Ho j’avais un beau chapeau (bis) En écopeaux (bis) Que ma grand mère m’avait donné ha comme un beau cadeau Ha cré mardi! J’ai jamais rien vu de si beau ho ho ho j’ai jamais rien vu de si beau Ho j’avais une belle chevelure En poil de pourceaux Que je peignais par en arrière avec un grand rateau Ho j’avais une belle veste En peau de rat Que j’attachais par en arrière avec un gros cadenas Ho j’avais de beau pantalon En écorce de melon Que ma grand-mère m’avait donné pour faire les commissions Ho j’avais un beau cote En frêne piquant Qui se rendait jusqu’au jarret pis moi qui pensait que j’avais l’air d’un président Ho j’avais une belle blonde Dans le fort tuyau A s’appellait Marie Trompette pis était pas trop comme y faut Ho j’avais rien dans le nez Qu’un petit morvia Qui pendait jusqu’au menton pis moi qui pensait que javais l’air d’un pacha Ha cré mardi! jamais rien vu d’ si salaud ho ho ho jamais rien vu d’si salaud

Le retour du fils soldat Trad

Dans la collection de Jacques Boulerice on a trouvé cette complainte d’Alcide Ferland. Sa femme, de temps à autre, lui souflait à l’oreil les paroles de ces retrouvailles d’une mère avec son fils.

Madame je suis bien égaré, donnez moi l’hospitalité Je suis un pauvre militaire, qui connait personne par ici Soulagez donc le pauve conscrit Monsieur portez votre corp plus loin, nous n’avons plus d’appartement Tout est plein dans notre chaumière, portez votre parka plus loin Pour vous trouver un logement Mon doux monsieur, quand vous me parlez, ah! je crois que vous êtes mon enfant Qui est partit c’est pour la guerre, s’en est allé dans le fond du Nord Ah! Je crois bien ah! Qu’il est mort Madame votre fils n’est pas  mort, ah je crois qu’il existe encore Ah je l’ai vu dedans la Russie, il m’a donné de ses compliments C’était pour vous voir en passant Si vous avez connu mon fils, vous allez dormir dans son lit Montez dans la plus haute chambre, portez votre sac par ici Vous allez souper mon ami Ma mère jettez vous dans mes bras, je suis votre fils Nicolas Qui vous a causé tant de peine, je suis venu racheter vos pleurs Et rapporter la croix d’honneur Grand dieu que mon bonheur est grand, d’avoir retrouvé mon enfant Faut remercier l’être suprême, de t’avoir si bien conservé À la fureur des ennemis

Album CD Maudite Moisson

Maudite moisson! (2003)

  • Canadian Folk Music Award 2005 category Traditionnal album of the year.
  • Nominated for ADISQ 2005, category Traditionnal album of the year.

Lyrics

Lyrics : Maudite moisson!


Vive L’Amour Trad

Par un dimanche au soir vive l’amour (bis) En m’en allant veiller vivons là pi vivons là En m’en allant veiller pi vivons là la liberté Dans mon chemin j’rencontre, une rare beauté J’l’ai pris par sa main blanche au bois j’l’ai emmené Quand elle fut dans ces bois elle se mit à pleurer Qu’avez vous donc la belle qu’avez-vous à tant pleurer Je pleure que tu es bête trop bête pour m’embrasser

Au bord de la fontaine Lyrics traditionnelles – musique traditionnelle et Nicolas Boulerice 

Au bord de la fontaine La belle m’a dondaine  (bis) Au joli mois de mai La belle m’a lalala Au joli mois de mai La belle m’a dondé  (bis)

Sur la branche d’un chêne La belle m’a dondaine  (bis) Beau rossignol chantait La belle m’a lalala Beau rossignol chantait La belle m’a dondé  (bis)

Chante rossignol chante La belle m’a dondaine  (bis) Si tu as le cœur gai La belle m’a lalala Si tu as le cœur gai La belle m’a dondé  (bis)

Le mien n’est pas de même La belle m’a dondaine  (bis) Il est bien affligé La belle m’a lalala Il est bien affligé La belle m’a dondé  (bis)

Pierre mon ami Pierre La belle m’a dondaine  (bis) En guerre s’est allé La belle m’a lalala En guerre s’est allé La belle m’a dondé  (bis)

  Les trois frères Roy Lyrics Nicolas Boulerice – musique Nicolas Boulerice et Benoit Bourque Sur un vaisseau y’avait trois frère Il étaient beaux face à la mer Trois grands costaux du Finistères Pris sur les eaux en plein hivers À l’embouchure du Saint-Laurent Ils appercurent comme c’était grand Sur leurs figures glacait le vent Comme leur parlûre du continent Avant le Fior et ses courants Rempli d’espoir et de tourment Il faisait noir la lune aidant Finirent par voir des habitants Ils accostèrent leur bâtiment Et débarquèrent touts leurs gréments Trois belles fermières sans amants Les hébergèrent en attendant  (Bis) C’est en décembre qu’ils demandèrent Les mains charmantes des trois fermières Toutes contentes elles acceptèrent L’année suivante  ils se marièrent Dessus les flans du Mont-Jolie Des affluents de paradis Et puis du vent y’avait aussi Les éléments étaient en vie Pour s’établir dans le patelin Il faut bâtir trois grands moulins Pour se nourrir, moudre le grain Pour aplanir les grands sapins Et puis les frères scièrent du bois Et les fermières, la soupe aux pois Une crémaillière, un bon repas Et des chaumières contre le froid  (Bis) C’est dans le beau bas Saint-Laurent Dans un barlo, le ciel neigeant Dessous des peaux de lièvre blanc Moulin à eau, moulin à vent Sur un tout nouveau continent Fîrent plusieurs petits enfants Un peuple beau, un peuple grand Moulin à eau, moulin à vent

Chanson d’Hortense Traditionnelle – vieux Alexandre Boulerice

J’me suis marié depuis c’matin avec ma p’tite cousine Hortense C’est un trésor, un chérubin Soit par le cœur ou l’espérance

C’est vrai qu’elle a des p’tits défauts Elle a la voix comme une trombone Elle a l’nom de St-Bernard d’écrit dans l’dos J’passe par-dessus, elle est si bonne

Regardez donc la mine qu’elle a Un œil de potam, c’est l’emblème Je l’avais pas rêvé comme ça Je l’avais pas rêvé comme ça Mais je l’aime tout d’même  (bis)

Elle est grande comme un grand’ nadier Sous toutes les portes, faut qu’elle se baisse Mais par la grandeur de ses pieds Fera bon ménage, je vous en confesse

Dans ses chaussures, loger pourra Deux enfants d’cinq–six semaines se couchent Mais quand elle marche, l’on dirait Voir se promener deux pattes de mouche

Regardez donc la mine qu’elle a Deux boîtes de violon, c’est l’emblème Je l’avais pas rêvé comme ça Je l’avais pas rêvé comme ça Mais je l’aime tout d’même  (bis) J’aime à voir son chignon mignon J’aime à voir ses cheveux bouclés Qui tombent en flots embobineux Sur son œil vert qui babille

Quand elle vous lance ses doux regards Voyez comme ses yeux sont canailles Mais quand le droit regarde d’un bord L’autre du côté de Versailles

Regardez donc les cheveux qu’elle a Un voyage de foin, c’est l’emblème Je l’avais pas rêvé comme ça Je l’avais pas rêvé comme ça Mais je l’aime tout d’même  (bis)

Ses lèvres sont roses comme du corail Et font ressortir ses petites dents blanches Mais elle les emploie seulement Que pour sortir seule le dimanche

Ses jambes ont qu’que chose de fripon Une paire de fessettes, c’est le titre Et quand elle marche, l’on dirait Voir se promener des tuyaux d’pipes

Regardez donc les jambes qu’elle a Deux queues d’billard, c’est l’emblème Je l’avais pas rêvé comme ça Je l’avais pas rêvé comme ça Mais je l’aime tout d’même  (bis)

Mais savez pourquoi j’ai pris Une femme bien loin d’être belle C’est a l’instant brillant à Paris J’serai sûr au moins qu’elle sera fidèle

J’m’en va vous raconter mon histoire Vous allez voir comme j’ai d’la peine Pour de l’argent, j’vas vous la faire voir À l’exposition d’l’année prochaine

Regardez donc la mine qu’elle a Une grande girafe, c’est l’emblème Je l’avais pas rêvé comme ça Je l’avais pas rêvé comme ça Mais je l’aime tout d’même  (bis)

C’est dans Paris, y’a une brune Chanson traditionnelle – Alice Boulerice

C’est dans Paris, y’a une brune, qu’est aussi belle que le jour

Mais elle avait une servante qu’aurait, qu’aurait voulu Être aussi belle que sa maîtresse, mais n’a point pu

Et elle s’en va chez l’apotiquaire, « combien vendez-vous votre fard » « Je l’vends par once pour deux, pour deux écus » « Donnez-moi en une demi once, voilà l’écu »

« Quand vous serez pour vous farder, prenez bien garde de vous mirer Vous éteindrez votre chandelle et barbouille, barbouillez-vous Le lendemain, vous serez belle comme le jour »

Le lendemain au point du jour, la belle a mis ses plus beaux atours Et elle a mis son jupon vert et son blanc, son blanc mantelet Pour aller faire un tour en ville se promener

Dans son chemin a rencontré son gentil petit cavalier « Mais où allez-vous donc la belle si ba, si barbouillée Vous avez la figure plus noire qu’la cheminée »

Elle retourne chez l’apotiquaire, « quel fard m’avez-vous vendu ? » « J’vous ai vendu du charbon noir pour vous, vous barbouiller C’est pas l’affaire d’une servante de se farder »