Album CD Têtu

Têtu (2015)

Lyrics
Noce tragique

PAROLES – trad  /Noce tragiqueMUSIQUE – trad / Olivier Demers   Ce sont deux jeunes gens qu’on fait alliance ensemble, À la première nuitée ils ont couché ensemble Oh ! mon époux bien vite levez-vous Je crains de ne pas finir mes jours Oh non, nenni la belle, y’en aura des remèdes Je ferai venir le plus grand médecin Qu’il soit dans l’Europe ou dedans le Rhin S’il tardait à venir, j’irai à sa rencontre Je lui dirai médecin hâtez-vous Je crains que ma mie ne finisse ses jours Quand il fut arrivé la belle n’était point morte Elle tira sa main en dehors du lit En disant adieu mon mari Si Dieu l’avait voulu aurions vécu ensemble Vécu ensemble d’une douce amitié Mais hélas la mort va nous séparer Que bénie soit la mort quand Dieu nous la présente Y paraît qu’un jour dans son Paradis Nous y serons enfin réunis Oh mère apportez-moi mes gilets de soie verte Faut que j’en découse, découse le velours Car ma mie a fini ses jours

Loup - garou

PAROLES ET MUSIQUE – Nicolas Boulerice

C’est un jeune homme mystérieux Sauf sous la lune il sortait peu Habillé comme un miséreux Errait la nuit le regard creuxDepuis qu’un soir d’éclair de lune A disparu sa bien-aimée Après une veillée de coutume À se disputer avec le curéNe croyant ni diable ni Dieu Sautait ses Pâques sans se confesser Excommunié l’âme esseulée Un animal s’est réveilléLes Franciscains et la Papauté Servent des royaumes bien éloignés Pour qu’soient rentables les religions Ça prend des loups pis des moutonsSe transformant, bête enragée En séquestré d’éternité On retrouva chez lui des os Ceux de sa femme étaient du lotBien malgré lui ensorcelé Ce loup-garou en liberté Attend sa lune, pourchassé La chasse à courre dépareilléeOn chassa l’homme loin du comté Mais la bête, elle, s’est réfugiée Au monastère pour se venger De ces faux frères endimanchés

credits

Le rosier
PAROLES – Mario Breault / MUSIQUE – Mario Breault et Olivier Demers
On vous aurait vue étreindre la main d’un prétendant Ce serait le fils d’un prince, sûrement pas d’un paysan

Un rosier rouge un rosier blanc Dites-moi la belle qui est votre amant Mais qu’en est-il ma chère de si beau serment Que vous me prêtiez naguère quand vous étiez au couvent Maintenant je n’vis plus guère de l’amour que les tourments Et je maudis cette guerre qui m’exile injustement Je n’ai eu de vos nouvelles il est vrai depuis longtemps Mais je croyais la belle que c’était question de temps Il n’est point à mon honneur de me fier aux médisants Pour contrer la rumeur me faut aller au-devant Avant la prochaine lune je quitterai mon régiment Aussi je prends la plume vous en avertissant Ah je suis bien aise ma chère de vous voir de mon vivant Prenez donc une chaise nous causerons plus à l’avenant Un verre de rouge un verre de blanc Dites-moi la belle qui est votre amant Comme je subirai demain le sort des déserteurs M’avouerez-vous enfin la couleur de votre coeur Un amant rouge un amant blanc Dites-moi la belle lequel est-ce qu’on pend Dites-moi la belle qui est votre amant

credits

Cardeuse - Riopel

MUSIQUE – trad / Olivier Demers   Pièce instrumentale.

Confédération

PAROLES ET MUSIQUE – Nicolas Boulerice   Connaissez-vous l’histoire du beau grand Canada Ce pays emprunté, qui fut fondé trois fois On nous l’a bien fait croire pays bilingue, égal en droits Pour que les francophones ne se soulèvent pas Ils ont bien évité de rebaptiser l’pays Nommer «Borealia» leur nouvelle colonie Ils nous ont fait le cadeau d’une bien étrange liberté Espérant voir s’éteindre les enfants de Cartier Les Molson et McGill s’étaient bien engagés Dans la clique du château avaient des ficelles à tirer Les pères fédérateurs rêvaient qu’on se sabote Mais au retour d’exil de chez le roi despote Le français fut sauvé par un ex-patriote Entre deux solitudes, assez loin des combats Une nouvelle capitale entre deux Canada Après les cendres de Montréal on choisit la ville Ottawa Sommes-nous qu’un préfixe à cette fédération ? N’avons jamais signé leur chère constitution Les Français d’Amérique ont toujours un pays sans nom Pourquoi les francophones ne se souviennent-ils pas ?

Chaise ardente

PAROLES – trad / MUSIQUE – trad / Olivier Demers   Écoutez bien l’histoire, la tragédie de ces amants La belle s’est trouvée morte noyée à l’âge de 20 ans Nuit et jour il soupire, le désespoir l’emporte De voir toute la nuit sa chère amie qui est morte Satan le mauvais traître un jour il lui est apparu Pour lui offrir son aide contre son âme bien entendu Que veux-tu donc de moi, dis-moi donc je t ’en prie Mène-moi dans les lieux où repose ma mie Et Satan qui l’emmène, vole au plus vite contre le vent Par-dessus ces montagnes et par-dessus les bâtiments Là il l’a emmené dans une grande chambre Il vit sa mie brûler dans une chaise ardente Dites-moi ma mignonne m’entendez vous, où suis-je ici ? Pourquoi n’êtes-vous pas comme de raison au paradis ? C’est ce maudit Satan nuit et jour me tourmente Pour le péché amant qu’avons commis ensemble Dites-moi ma mignonne est-ce que j’pourrais vous embrasser ? Un baiser sur votre bouche comme c’était l’accoutumée Non non mon bel amant n’approchez pas de moi La chaleur de mon corps vous fera perdre la vie Dites-moi ma mignonne ce que vous faites à demander À vot’père, à vot’mère, à votre frère, votre soeur aînée Vous leurs direz amant qu’ils se tiennent bien sage Qu’ils ne s’amusent pas à ces amants volages

D’ouest en est

MUSIQUE – trad   Pièce instrumentale.

Forillon

PAROLES – Pierre Michaud / MUSIQUE – Maurice Joncas   Depuis plusieurs générations Ils étaient là dans ce canton Vivre et mourir c’était la loi Des gens habitent en Forillon Barque de pêche durant l’été Hache et godin durant l’hiver Bonheur et joie bien calculés C’était un peu leur univers Ils sont venus tout chambarder Marcher, mesurer, arpenter Paraît qu’on va tout bulldozer À Ottawa y’en ont parlé Québec aussi a accepté Et dire qu’il faudra tout quitter Pays, maisons, parents, amis, Et dire adieu en Gaspésie Laissant ta terre pour Montréal Gaspé, Québec ou bien ailleurs Même si la peine te ronge le coeur Tout finira par s’arranger Va-t’en mourir dans la grande ville Ce n’est pas du tout difficile Un arbre bien déraciné Finit toujours par succomber Ce soir, hier ou bien demain Nous sommes tous pas mal cer tains Notre pays, la Gaspésie Sera un jour combien changé À Forillon, les étrangers Viendront souvent pour visiter En oubliant qu’il y a 100 ans C’est nous qui l’avions défriché Depuis plusieurs générations Ils étaient là dans ce canton Vivre et mourir c’était la loi Des gens habitent en Forillon Barque de pêche durant l’été Hache et godin durant l’hiver Bonheur et joie bien calculés C’tait plus du tout leur univers Il faut payer à la barrière

Petit rêve IX
MUSIQUE – Olivier Demers

Pièce instrumentale.
Pauvre enfant

PAROLES – trad MUSIQUE – trad / Olivier Demers   Passants prenez pitié de ma misère Soulagez-moi je suis un pauvre enfant J’ai faim j’ai soif lorsqu’on n’a plus de mère Oh que la vie est un fardeau pesant Elle n’est plus cette mère si bonne Me voilà seul errant sur le chemin Je tends la main rarement l’on me donne Un peu de pain pour apaiser ma faim Lorsque la nuit sa longue robe grise Éclipse au loin le doux azur des cieux Sous un feuillage agité par la brise Vers le passé je rejette les yeux Je la revois cette mère si bonne Je crois encore reposer sur son sein Je veux parler mon coeur a cru l ’entendre Mais l’écho seul répond à l’orphelin Quand le soleil a paru, la lumière Je sors tremblant de mon réduit poudreux Au Tout-Puissant j’adresse une prière Quand j’ai prié je suis moins malheureux Je songe au ciel au bonheur de l ’innocence Où règne Dieu le père du faible monde En lui j’espère il gagnera mes souffrances C’est un bon père il aime l’orphelin

Entre ciel et terre

MUSIQUE – Olivier Demers   Pièce instrumentale.

L’échafaud

PAROLES – trad / MUSIQUE – Nicolas Boulerice   J’avais autrefois une amie Cent fois plus belle que le jour Un ami jaloux me l’a ravie Je l’ai tué pour venger ma vie J’irai ce soir au clair de lune Entendre ce récit touchant De tous les malheurs d’infortunes Qui m’oppressent depuis si longtemps Enchaîné jusqu’au fond de la terre Tout seul dans un sombre cachot Je pleure en faisant mes prières Car personne entend mes sanglots Si j’avais comme l’oiseau des ailes De ma prison je m’enfuirais J’irais dans les bras de ma belle Libre enfin j’m’en irais mourir Demain je verrai le soleil Debout sur un sombre échafaud Le bourreau de sa main cruelle Sur mes yeux baissera le bandeau

La marche des Iroquois

MUSIQUE – Nicolas Boulerice   Pièce instrumentale.

Papineau

PAROLES – trad  / MUSIQUE – Nicolas Boulerice   C’est dans la ville de Toronto, grand Dieu quelle jolie ville Oui elle est belle et parfaite en beauté Que Papineau ne peut y entrer Ah! allez dire à Papineau que je ne crains pas l’homme Allez lui dire que j’me moque de lui Autant le jour comme la nuit Quand Papineau il a vu ça, il s’est mis en bataille Tout aussitôt du canon a tiré Que la jolie ville a tremblé Courage amis courage, la ville est en pillage S’sont écriés, hourra pour Papineau On a la ville de Toronto

Amant volage

PAROLES - trad / MUSIQUE - Simon Beaudry

Pour moi la perte d’une amante Ce n’est qu’une bagatelle J’en perdrai cinq ou six cent Moi qui suis jeune encore

Je leur dirai encore bien mieux Moi je n’aime que quand je veux Le changement n’est pas défendu Et j’en aimerai bien d’autres Ma bonne dame en vous perdant Je ne perdrai pas grand chose Si j’ai dit que je vous aimais Il ne fallait pas me croire Si je l’ai dit je m’en dédis Car j’en perdrai la mémoire

Credits

LE VENT DU NORD

Simon Beaudry . bouzouki, guitare et voix

Nicolas Boulerice . vielle à roue, piano, caisse-claire et voix

Réjean Brunet . basse, mélodéon, bombarde et voix

Olivier Demers. violon, pieds, guitare et voix

MUSICIENS INVITÉS

Quatuor trad

Marie-Pierre Lecault et Émilie Brûlé. violons

Karine Lalonde. alto

Sophie Coderre . violoncelle

Steve Boulay. voix sur Forillon

Patrick Dugas . percussions sur Loup-garou

MERCI À L’ÉQUIPE

studio. Chemin 4 prise de son / sound. Mark Busic et François Beauséjour

enregistrement / recording . Mark Busic mixage / mixing . Mark Busic et LVDN

matriçage / mastering . Marc-Olivier Bouchard Le Lab Mastering

arrangements et direction des cordes / string arrangements & direction. Olivier Demers

direction de production / executive producer . Geneviève Nadeau

photos . Stéphane Najman

création graphique / graphic design. Relief Création

révision / correction. Jacques Boulerice, Linda Turu

traduction / english translation. François Couture

REMERCIEMENTS

Merci à Daniel Roy, Jean-François Branchaud, Mario Breault, Steve Boulay, François Beauséjour, Lucie Bournival,

Grit Laskin, Bill Garett, Linda Turu ainsi qu’aux amis-ies et fans qui nous accompagnent / and to all fans who support us!

Simon remercie Valérie. Nicolas remercie la vie et un paquet de ses dignes représentants sur terre… particulièrement

Gene et Adrien. Réjean remercie Rémy et Marie-Pier et joue sur une basse de la Lutherie Quatre-Temps. Olivier remercie

de tout coeur Manon et Louis et joue sur le violon Trinité de Martin Héroux.

Album CD Têtu

Têtu (2015)

Album CD Trompez le temps

Tromper le temps (2012)

Paroles

Paroles : Tromper le temps

Lettre à Durham paroles : Boulerice   musique : Boulerice / Demers / Brunet   Durham c’est aujourd’hui que je m’adresse à vous Pour vous faire mon rapport des nouvelles de nous Car jadis vous pensiez qu’après la rébellion Vous aviez condamné les gens de ma nation Comme bien sûr votre Roi n’était pas un sujet En commun nous n’avions que vos banques et nos prêts Mais ces malentendus sont maintenant désuets Comme cette Reine, ce pays, né d’une Union de fait Durham Durham tant qu’il y aura deux pays dans le Canada Y ’aura toujours des hauts des bas Vous aviez certainement dans vos dires du vrai Le temps était pour nous un ennemi très concret Mais sachez bien ceci il en faudra beaucoup Tant que nous serons là que nous serons debout Si ta lame Durham comme ta langue et tes dires Avait tranché d’un trait tout notre devenir Maintenant je parlerais dans les mots de Shakespeare Et nous ne serions là pour vous faire mentir Vous croyiez autrefois, que tous ces Canadiens Nègre blanc d’Amérique ne vous servaient à rien Vous les disiez sans gênes bien moins intelligents Comme une cicatrice un legs de l’ancien temps Mais j’ose imaginer que vos mots dépassèrent Vos pensées votre cœur et qu’aujourd’hui vos pairs Relisent cette histoire et regrettent pour vous Si nous étions petits, nous étions à genoux


  Le dragon de Chimay paroles et musique : Boulerice   Barbe Pelot dit la sorcière fût torturée au fond du cachot Elle envoya de son bûcher, un dernier sort sur les gens du château Ainsi l’promis de la princesse, preux chevalier si tendre et aimant Sous la grand’ dalle d’la cathédrale soudainement fut emmuré vivant Au cœur du ventre de l’antre l’homme cria du fond des cryptes Pour que les pierres le libèrent et nous racontent le temps des mythes Le temps passa le sort aussi, l’homme était transformé en bête Emprisonné dessous la ville, un feu brûlait tout au fond de son être Jusqu’aux passages du souterrain, toutes gargouilles vomissaient de l’eau Abreuvant ainsi l’animal, qui chaque jour était de plus en plus gros Quand du clocher les carillons, sonnèrent treize coups du même temps Réveillant gisants et dragon, dansaient les carillonneurs du grand Satan La terre bougea fendant la pierre, laissant entrer espoir et lumière Alors la bête brisa ses chaînes, se libérant enfin de son enfer Et la princesse triste et dolente, sur la grand’ tour du château d’Chimay Gardait son cœur pour un crapaud, mais un dragon volant s’est présenté La bête surgie cherchant l’aimée de sa prison s’était extirpée Le sort et lui s’sont envolés, les amoureux ils se sont embrasés


  Toujours amants paroles : traditionnelles     musique : Beaudry et Demers    Adieu mon cher amant fidèle Après t’avoir aimé longtemps Les plus heureux jours de l’enfance Sont parfois nos premiers amours Ne sais-tu pas que mon cœur palpite Hier encore pas d’agrément Il faut pourtant que l’on se quitte Je t’attendrai toujours amants Si par nos voix et nos prières N’auront plus de charmes à nos yeux Malgré mes peines et mes misères Tu veux t’éloigner de mes yeux Tu m’enverras de tes nouvelles Partout là-bas où je serai loin Je te serai toujours fidèle Je t’attendrai toujours amant Que ferai-je durant ton absence Pour tromper la longueur du jour Je n’aurai plus que l’espérance Et que tes souvenirs d’amour Le soir en faisant ma prière Les yeux pleins de larmes, le cœur attristé Je prierai Dieu pour toi mon cher Je t’attendrai toujours amant


Le souhait paroles : Demers    musique : Demers et Brunet   J’ai bien de la peine à m’endormir Depuis trois jours, la belle fut sans boire Oh! Marie malurette Nous cueillons dès aujourd’hui le fruit de notre bonheur Sans rien ne dire ni même ne complaindre Au bout de cent jours, la belle fit un souhait Mon cher amant, me suivrais-tu sans craindre? Oh! Oui la belle, j’irai où mon cœur t’aime


Adieu Marie paroles : traditionnelles    musique : Beaudry    Adieu Marie je te quitte, il est dur de se dire adieu Naîtront quelques nouveaux qui s’aimeront bientôt Adieu ma chérie adieu, adieu Marie adieu Adieu Marie ne t’inquiète pas, donne-moi le dernier baiser je m’aperçois pas par hasard que je te troublais bien fort Adieu Marie ne t’inquiète pas, adieu ne veut pas dire toujours Pense à moi tous les jours, à mes pensées d’amour Adieu Marie je te quitte, on se reverra dans le ciel bleu Je ne sais pas à quel endroit, mais je serai là pour toi


Le cœur de ma mère musique : Charles Gounod    paroles : Jean Richepin   Y’avait une fois un pauvre gars Et lonlon laire et lonlon la Y’avait une fois un pauvre gars Qui aimait celle qui ne l’aimait pas Elle lui dit apporte moi demain Et lonlon laire et lonlon la Elle lui dit apporte moi demain Le cœur de ta mère pour mon chien Va chez sa mère et puis la tue Et lonlon laire et lonlon la Va chez sa mère et puis la tue Lui prit le cœur et s’en courut Comme il courrait il tomba Et lonlon laire et lonlon la Comme il courrait, il tomba Et puis par terre le cœur roula Et pendant que le cœur roulait Et lonlon laire et lonlon la Et pendant que le cœur roulait Entendit le cœur qui parlait Et le cœur disait en pleurant Et lonlon laire et lonlon la Et le cœur disait en pleurant, T’es-tu fait, mal mon enfant?


Vigneron paroles : traditionnelles    musique : trad / Demers   Ah c’était un jeune garçon vigneron et il travaillait dans la maison V’l’a qu’il aperçoit son maître en faisant semblant de rien Il faisait du galvaudage met de l’eau dans son vin Et là mon maître que faites-vous pourquoi donc ce vin baptisez vous Ce vin n’est pas assez rustique ne le baptisez donc pas Car moi qui travaille la vigne je ne l’tolère pas Eh vigneron mon petit ami fais donc ton paquet tu vas partir Mais je le veux bien mon maître vous êtes maître chez vous Comptez moi mon dû tout de suite j’m’éloignerai de vous Je te donnerai mes blancs chevaux et mes serviteurs et mes habits Et si tu t’en vas demain dans ton village natal J’n’aurai rien vu rien entendu elle n’en saura rien Mais la maîtresse elle lui répondit toi le vigneron tu restes ici Tu la travailleras la vigne tu la travailleras fort bien T’auras toujours la bouteille le soir le matin


Le diable et le fermier paroles : traditionnelles    musique : trad / Demers   C’est l’histoire d’un diable, sortant tout droit des flammes Promettant au fermier de lui laisser son âme S’il partageait ensemble le fruit de la moisson À chacun sa moitié c’est une obligation Le diable choisit pour que l’entente soit bonne De garder ce qu’il reste sur la terre à l’automne Le fermier accepta et planta des panais Des patates des carottes véritables navets Qui cèderait pour un rien Les richesses de ses terres Du diable ou de l’homme À qui la bonne affaire Quand arriva le temps d’échanger le butin Le diable en maudit ne lui restait plus rien Dit alors au fermier « pour changer l’an prochain Prenez donc à vot’ tour, c’qui pousse sur le terrain » Le fermier accepta et planta cette fois Des tomates des courgettes des melons et des pois Le diable aux récoltes rapaillant le néant Retourna vers Satan, le fermier triomphant Qui jouerait son avenir Sans connaitre le marché Qui voudrait fractionner La terre dessous ses pieds Le diable revint respectant sa parole De l’eau du gaz du fer, il viderait le sol Alors à la surface qu’allait-il bien pousser? L’eau souillée et les fuites de gaz empoisonné? Les ressources dépouillées, il s’était enrichi Laissant que du béton le diable repartit La terre fragilisée comme ce Québécois Condamné à bouillir l’eau que son enfant boit Mais au bout de l’histoire Qui donc aura perdu Ses précieuses énergies Les enjeux du pari


Dans les cachots paroles et musique : traditionnelles   C’est dans Paris vive le roi y’a une fille dans les cachots Qui voudrait bien se marier son père veut l’en empêcher Pour mettre fin à ses amours, son père lui a fait faire une tour Et il l’a fait, fait emmener par quatre soldats officiers La belle a bien été sept ans sans voir aucun de ses parents Au bout la septième année son père vint la visiter Bonjour ma fille comment vas-tu, mon très cher père, ça ne va pas bien J’ai un côté mangé de vers et les deux pieds pourrissent de fers Mon bon papa n’auriez-vous pas cinq ou six francs à me donner C’est pour porter aux chevaliers qu’ils viennent m’ôter les fers des pieds Oh oui ma fille nous en avons plus de six milles et six millions Ah oui ma fille tu en auras, mais tes amours tu quitteras Mon bon papa allez-vous en avec votre or et votre argent J’estimerais mieux ne jamais vous revoir que d’abandonner mes amours Son cher amant passant par là un mot de lettre il lui donna Un mot de lettre lui disant belle souvenez-vous de moi Faites la morte la décédée en cette nuit faites vous porter Le clergé s’en vient en chantant son père derrière lui en pleurant En passant au coin du marché son cher amant qui la voit passer Puisque ma mie est décédée morte ou en vie je la verrai Il a pris ses ciseaux d’argent pour en découdre le grand drap blanc Le beau galant pousse un soupir, la belle répond, d’un grand sourire On ne connait pas la trahison entre les filles et les garçons C’est au curé de les marier afin qu’ils puissent enfin s’aimer

Crédits

Crédits : Tromper le temps

Tromper le temps (2012)
Le Vent du Nord Simon Beaudry – guitare, bouzouki et voix NicolasBoulerice – Vielle à roue, piano, accordéon-piano et voix Réjean Brunet – accordéon, basses, contrebasse, piano, bombarde et voix Olivier Demers – violon, pieds, mandoline, guitare électrique et voix   Enregistrement Mark Busic Studio de la Côte Jaune   Mix Mark Busic & Le Vent du Nord Studio Mark Busic   Matriçage Marc-Olivier Bouchard Studio Le Lab Mastering   Illustrations Alain Reno   Conception graphique Alain Reno et Philippe Brochard   Photos Stéphane Najman (www.photoman.ca)   Traduction, révision, correction François Couture, Linda Turu et Jacques Boulerice   Éditeur Éditorial Avenue Daniel Lafrance   Direction de production et gérance Geneviève Nadeau   Disque Borealis Records — Merci à : Mark Busic, Geneviève Nadeau, Julie Poissant, Bill Garrett, Grit Laskin, Linda Turu, François Beauséjour et Lutherie 4 temps, Éric Beaudry, Francis Marion, Daniel Roy, Stéphane Landry, Brigitte Macq, Guy Devresse et la princesse Élisabeth de Chimay, Lucie Bournival, Jacques Boulerice, Alain Reno, Philippe Brochard, Daniel Lafrance, nos agents et agentes, nos amoureuses … et surtout merci à tous nos fans qui nous soutiennent et nous suivent depuis maintenant 10 ans!!!
Album CD Trompez le temps

Tromper le temps (2012)

Album CD Symphonique

Le Vent du Nord Symphonique (2010)

Avec l’Orchestre symphonique de Québec
Sous la direction de Airat Ichmouratov
Arrangements symphoniques de Tom Myron
Produit par la Société Radio-Canada et distribué par DEP

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Album CD La part du feu

La Part du Feu (2009)

Paroles

Paroles : La part du feu

Lanlaire Avez-vous connu Lanlaire, dont nous pleurons le trépas De pareils on n’en voit guère, de pareils on n’en voit pas À peine était-il au monde qu’au lieu de geindre et crier Il s’en allait à la ronde, chanter dans tous les quartiers Va te faire Lanlaire, à ce point qu’on l’appela Lanlaire Lonla, va te faire Lanlaire, va te faire Lonla! On le mit dans un collège, pour apprendre le latin Il faisait le sacrilège, il fumait du libertin Et quand le maître sévère le condamnait au pain sec Sa nourriture ordinaire, il lui répondait en grec Va te faire Lanlaire, il ne savait que cela On lui dit va-t’en ou reste, être soldat c’est trop frugal Médecin t’es trop modeste, commerçant t’es trop loyal Tu veux donc être notaire, mais la charge est lourde à payer Puisque tu ne sais rien faire, sois avocat ou boursier Va te faire Lanlaire, le diable a passé par–là Il ne plaçait la sagesse, que dans les plaisirs permis Changeant souvent de maîtresses, mais n’ changeant jamais d’amis On voulut lui faire prendre femme aimable et grosse dot Moi, dit-il, j’irais me vendre et demain le premier sot Va me faire Lanlaire, comment nommez-vous cela Il ne fit rien dans sa vie, pour ne pas faire le mal Il fut pauvre sans envie, il vécut au sol natal Il resta célibataire et même il n’eut pas d’enfants Si tu crois trouver sur terre, beaucoup de ses descendants Va te faire Lanlaire, on n’en fait plus de ceux-là.


Octobre 1837 La rivière coulait dans le sens du vent Le souffle d’un orage au loin se levant Les villages face à face fixaient calmement Les clochers silencieux prêts aux soulèvements Les anciens Canadiens moins Français qu’Indiens Se donnaient rendez-vous pour se prendre en mains Dans un village au bord de la Richelieu Qu’on appelait jadis rivière des Iroquois Ils partirent au matin certains dans la nuit Mesurant les distances en pipée d’tabac D’la frontière des États ou d’la Yamaska À cheval ou à pied tous dans les même pas Un autre mois d’octobre et de dérangement Comme si le froid nous aidait à prendre le mors aux dents Ces gens de tous métiers venant d’six comtés Ils étaient assemblés quand elle fut levée La colonne érigée pour la liberté Et ses fils réunis projet d’égalité Canadiens, Irlandais aussi des Anglais Dénonçant l’attitude des nobles d’Angleterre Dans les quatre-vingt-douze résolutions Trouvèrent autant d’raisons de faire la rébellion La tête de son Parti son représentant Faisait bouger les choses dans le Parlement Ses idées mises à prix ont pendu ses gens Mais ils ne sont pas morts face au pied du courant.


La Mine Jour de courroux, jour mémorable, jour de chagrin, jour de douleur Où il se fit un grand ravage, mais tant de citoyens en pleurs C’est dans l’année, quatre-vingt-onze, le vingt et un de février Travaillent au fond, au fond de la mine, où vous ne l’oublierez jamais Notre pays est aux alarmes tant de vieillards et tant d’enfants Les jeunes filles aussi les femmes se rendent tous au bord en pleurant Les jeunes femmes sont dans la peine en voyant leurs maris tous morts En se frappant la face par terre, disons grand Dieu, quel triste sort Là étendu sortant des flammes, sa femme est là, elle le connaît Elle contemple quoi qu’il en soit, disons grand Dieu qu’allons nous faire Mais où est-il, Dieu de bonheur, faire mourir tant d’hommes dans ce jour Et mettre notre ville aux alarmes pour satisfaire un Dieu d’amour Dans quel pays dans quelle place où sont ces désastres arrivés L’Histoire nous le dira peut-être dans la province Nova Scotia C’est dans la mine de Springhill où ces infortunes étaient Travaillent au fond, au fond de la mine, où vous ne l’oublierez jamais Pourrez-vous nous dire combien d’âmes ont trouvé de morts dans ces lieux Le nombre que le livre nous donne, cent trente apparut devant Dieu Pour en trouver, la certitude, et de trouver le nombre de morts Cela nous est presque impossible on ne les connait pas encore Pleure plus chrétienne, Dieu nous commande, de le prier pour ses défunts Ce sont nos frères dans la souffrance qui daignant nous verser leur pain Ce qui nous conservait la vie en nous donnant malheureux sorts Et qu’à la fin de notre vie et nous faisons une sainte mort.


Les Métiers Ce sont les filles de St-Roman, elles ont cinq ou six amants Le premier c’est un petit boiteux, il a la patte trop courte Le temps de le voir venir, cela m’en dégoûte Le deuxième c’est un couvreur, encore un métier de malheur Encore un métier de malheur, un métier bien viciable Si le chapeau vient à virer, voilà le couvreur au diable Le troisième c’est un pêcheur, encore un métier de malheur Encore un métier de malheur, un métier bien viciable Si la chaloupe vient à virer, voilà le pêcheur au diable Le quatrième c’t’un cabaretier, encore un métier de malheur Encore un métier de malheur, un métier bien viciable Si les pieds de table viennent à manquer, voilà les verres au diable Le cinquième c’t’un joueur de violon, c’est lui qui aura mon mignon C’est lui qui aura mon mignon, aura ma pratique Lui y jouera du violon, moi j’jouerai d’la musique.


Élise Le soir que ma charmante Élise Partie pour aller à confesse Elle trouva son amant Louis Déguisé sous l’habit d’un prêtre Il se déguise en capucin Confesse-la belle avec dessein Mon père m’y voilà devant vous Le coeur rempli de repentance Me prosterner à vos genoux Et vous demander pénitence De tous les péchés que j’ai faits Pardonnez-les-moi s’il vous plaît Mon père cent fois j’ai mal parlé Cent fois j’ai fait la paresseuse En vérité j’ai consenti À dire des paroles oiseuses J’ai mal parlé de mon prochain J’ai fait du mal avec dessein Ma fille tout cela n’est pas bien De vous laisser aller aux vices Il vaudrait mieux pour le grand bien De se défaire de ces malices Contrôlez-vous de mal parler Achevez de vous confesser Mon père je pense que c’est tout Selon mes fautes ordinaires Si c’n’était un jeune cavalier Grand Dieu que j’en suis amoureuse Je l’aime beaucoup c’est mon malheur C’est lui qui touchera mon cœur Ma fille cela n’est pas bien De s’y laisser à tant de vices Si vous l’aimez ainsi eh bien La chose n’est pas difficile La belle me reconnaissez-vous M’y voulez-vous pour votre époux Hélas la belle s’est écriée C’est donc Louis qui me confesse Mais par bonheur j’ai par adresse Caché un péché à confesse Car si j’avais tout déclaré Celui-là aurait tout gâché Eh bien la belle, j’ai grand regret D’avoir avancé ces paroles Si j’n’avais point si tôt parlé J’aurais connu toutes vos babioles J’aurais connu pour le présent Tous vos péchés assurément.


Rossignolet Rossignolet du bois joli enseigne-moi je t’en prie Enseigne-moi de la poison c’est pour empoisonner Pour empoisonner mon mari qui est jaloux de moi Allez là-bas sur ces cours d’eau là vous en trouverez La tête d’un serpent méchant là vous la couperez Dans un grand plat d’or et d’argent là vous la pillerez Quand votre mari arrivera du champ un grand soif il aura Il vous dira ma bonne dame donnez-moi donc de l’eau Vous lui direz mon cher mari ce n’est pas de l’eau qu’il faut C’est bien du vin mais pas de l’eau que vous boirerez Tout pendant qu’il en buvait le vin qui noircissait L’enfant qui était dans le berceau son père avertissait N’en buvez pas de ce vin-là car ça vous ferait mourir Pour moi la mort vraie y passait la grand soif que j’avais.


Montcalm L’aumônier fit l’exhortation, puis il donnit l’absolution Aisément cela peut se croire, enfants dit-il animez-vous Le bon Dieu sa mère tout est pour vous Ce sont des chiens à coups de pied, à coup de poing Faut leur casser la gueule et la mâchoire Soldats officiers généraux, chacun en ce jour fut héros Aisément cela peut se croire, Montcalm en défunt Annibal S’montra soldat et général N’oublions pas Monsieur de Lévis, qui se débattait comme une furie Aisément cela peut se croire, Dame! On ne manquit jamais d’valeur Dans la famille de notre seigneur Quand les Anglois s’virent raboulés, ils commencèrent à déloger Aisément cela peut se croire, Montcalm leur souhaitit le bonsoir Adieu Messieurs, jusqu’au revoir.


Le Cavalier et la Belle Derrière chez moi il y a un pré, il y a une brebillette La belle qui est à les soigner, avec sa genouillette Par ici il y passe un loup, de fureur ennemie La plus belle brebis du troupeau, l’a prise l’a enlevée La belle s’écrie à haute voix, oh que des avantages Celui qui ramène ma brebis, aura mon cœur en gage Par ici passe un cavalier, tire sa claire épée Cinq ou six tours fait dans le bois, la brebis retrouvée Tenez la belle votre brebis, la voilà belle chose Cette plaisir que l’on vous fait, vous m’en ferez un autre Mais oui galant nous vous paierons, nous vous paierons vos peines Quand la brebis sera tondue, vous en aurez la laine Je ne suis pas marchand fileur, ni trafiqueur de laine C’est votre cœur dont je jouis, j’en jouirai quand même Galant ne parlez pas si haut, ma mère qui est aux écoutes Si elle entend ce discours-là, nous grondera sans doute.


Écris-moi Écris-moi souvent, écris tous les jours Chasse mon tourment, mon cœur est si lourd Écris-moi souvent, parle-moi du passé Les beaux jours d’antan où l’on s’est aimé La vie est si dure, puisqu’on s’est quitté Le cœur me tourmente, mes yeux ont pleuré J’entends et je crie pour que notre amour Un jour réuni, le soit pour toujours Seul dans la nuit sombre, j’attends ton retour Mes rêves sans nombre me hantent toujours Durant ton absence j’écoute en silence Nos beaux serments, écris-moi souvent Écris-moi souvent, écris tous les jours Chasse mon tourment, mon cœur est si lourd Écris-moi souvent, parle-moi du passé Les beaux jours d’antan où l’on s’est aimé.

Crédits

Crédits : La part du feu

La part du feu (2009)

Le Vent du Nord

Simon Beaudry – voix, bouzouki, guitare Nicolas Boulerice – voix, vielle à roue, piano, accordéon-piano (13) Réjean Brunet – basses, accordéon diatonique, bombarde, piano (11), voix Olivier Demers – violon, guitare (3,4), pieds, mandoline (13), voix

 

Invités

Michel Bordeleau violon, mandoline (5,11) Jean-François Branchaud violon (8) André Brunet violon (8) Grüv ‘N’Brass avec Robert-Étienne Siméon (saxophone) David Robitaille (trompette) Olivier Hébert (trombone) Jean-Philippe Dutil (sousaphone) Sébastien Hinse (percussions) (10) Patrick Graham percussions (2,3,7)

Enregistrement Mark Busic et Le Vent du Nord aStudio de la Côte Jaune

Matriçage Marc-Olivier Bouchard au studio Pure mastering

Conception de la pochette Alain Reno et Philippe Brochard

Photos Pierre Crépô assisté de Véronique Boncompani

Coordination du projet Geneviève Nadeau

Album CD La part du feu

La Part du Feu (2009)

Album CD Mesdames Monsieurs

Mesdames et messieurs! (2008)

Paroles

À venir…

Crédits

Crédits : Mesdames et messieurs

Borealis Records BCD194 Le Vent du Nord Mesdames et Messieurs

Le Vent du Nord : Simon Beaudry Nicolas Boulerice Réjean Brunet Olivier Demers

  • L’heure bleue 4:39
  • Rosette 3:45
  • La veillée chez Poirier 2:56
  • La fille et les dragons 5:22
  • Petit rêve III 3:17
  • Le bon buveur 3:27
  • Les amants du Saint-Laurent 4:38
  • La traversée 4:28
  • Les larmes aux yeux 4:01
  • Cré mardi 5:00
  • La piastre des États 5:11
  • Vive l’amour 5:12
  • Au bord de la fontaine 6:33

Invités : Éric Beaudry Pierre-Luc Dupuis André Brunet Jean-François Branchaud Martin Langlais Jeremiah McDade Simon Marion Bernard Simard

Équipe technique Le Vent du Nord Olivier Gravel Louis-Philippe Thibodeau

Mix / Matriçage Mark Busic, Nicolas Boulerice et Olivier Demers

Album CD Mesdames Monsieurs

Mesdames et messieurs! (2008)

Album CD Dans le Airs

Dans les airs (2007)

Paroles

Paroles : Dans les airs

Rosette trad / Olivier Demers

Ah! Rosette, ma petite Rosette, y’a ben longtemps que je n’t’ai pas vue J’en ai eu des nouvelles, des nouvelles du pays Que tu n’étais pas sage, comme tu m’l’avais promis

Cher amant n’écoutez point ça j’ai toujours eu de l’amitié pour toi Y’en est venu bien d’autres qui étaient de mon goût Cher amant pour te plaire je les ai refusés Pourquoi belle les refusais-tu?  Savais-tu pas que je n’t’aimais plus? Tu r’cevais plus mes lettres,  ni mes papiers marqués Savais-tu pas Rosette que j’t’avais oubliée Venez tous venez écouter la jalousie qui le fait parler Il n’avait pas de fortune encore bien moins d’argent Pour acheter les bagues qu’on donne en épousant Belle, les bagues que je n’te donne pas, ne te feront jamais mal aux doigts J’en donnerai à une autre qui sera de mon goût Et toi petite Rosette tu seras oubliée


La piastre des États trad / Olivier Demers

J’ai encore dedans ma poche une piastre des États Prenons-la, dépensons-la, j’ai le coeur tout à mon aise À la table de mes amis, j’ai le coeur tout réjoui

J’ai encore dedans ma huche une miche de pain blanc Prenons-la, pis mangeons-la, j’ai le coeur tout à mon aise À la table de mes amis, j’ai le coeur tout réjoui J’ai encore dedans ma cave une cruche de vin blanc Prenons-la, pis buvons-la, j’ai le coeur tout à mon aise À la table de mes amis, j’ai le coeur tout réjoui J’ai encore dans ma cuisine une chanson à vous chanter Prenons-la, pis chantons-la, j’ai le coeur tout à mon aise À la table de mes amis, j’ai le coeur tout réjoui J’ai encore dedans ma chambre une fille de 16 ans Prenons-la, pis marions-la, j’ai le coeur tout à mon aise À la table de mes amis, j’ai le coeur tout réjoui


La veillée chez Poirier trad

Écoutez bien l’histoire que j’ai à vous chanter Nico, Réjean, Olo pis moi on avait été veiller On avait été veiller chez le bonhomme Poirier M’en vas vous raconter tous les tours qu’ils m’avont joués

En allumant ma pipe, comme c’était la façon Disant quelques paroles aux gens de la maison Bonsoir ma Délima, me permetteriez-vous Que j’m’éloignerai des autres, pour me rapprocher de vous? Ah! oui, vraiment, dit-elle, avec un grand plaisir Si vous venez m’y voir, ce n’est que pour en rire Tu m’as trompée Fidèle, de me parler d’amour C’est ma p’tite Joséphine que j’aimerai toujours Ils disent que je suis lâche, ivrogne et paresseux Du vin de ma bouteille, j’en boirai quand j’en veux Vous ne voyez pas grand graisse figée sur mon capot Car il est toujours propre, car il est toujours beau Faut aller voir le bonhomme, qui est dans son lit couché Disant à haute voix, il est temps d’se retirer Le monde de la campagne, dévirons le faubourg Retirez-vous d’ici, car il est betôt jour J’aime pas qu’on me le dise une seconde fois Je disais à Françoise  t’en viens-tu avec moi? Je filerai mon chemin tout comme d’accoutumée Je m’en irai nu-tête, mon chapeau dans ma main Fallut porter les plaintes à monsieur le curé Disant que sa paroisse était toute bouleversée Elle est toute bouleversée, de sens dessus dessous C’est dans l’ptit bois de Londres qu’on y voit des hommes soûls


Tour à bois Nicolas Boulerice

Tour à tour, tourne autour Tour à bois et tour de chant

On va vous chanter chanson d’métier Joueur de tours et tourne en rond En premier il faut avoir le tour Chantourner comme un artisan Et fixer l’ébauche de bois franc Au coeur de tant de belles années Troisièmement tout en tournant la pièce Faut guider le couteau étroit Modeler l’ébène à la bédane Modes anciens anciennes modes Finesse et fini, ça se raffine Un peu d’bran d’scie, de paraffine Forger à son tour le chant du bois Sonnent et résonnent les temps forts Écoutez la chanson des tourneurs Tourneurs de bal qui font chanter


Le vieux cheval trad

Mon cher voisin qui m’envoyait chercher Un vieux cheval blanc qui est à l’extrémité

Prends ton verre et moi la bouteille Buvons un petit coup, affilons nos couteaux Dépêchons-nous, d’aller y lever la peau Mon cher voisin tu t’es laissé aller Combien d’hivers t’as été mal hiverné Tu m’entendras plus sacrer après toi Personne n’aura aucun pouvoir sur toi Tu traîneras plus ton maître en hiver Tous ces capucins et toutes ces valises


Les larmes aux yeux Nicolas Boulerice / Fiona Cuthill / trad

Bonjour cher coeur, comment vous portez-vous? Je suis venu voir si je serai votre époux Je suis venu voir si j’aurai votre coeur Pour soulager mes peines et mes douleurs

Ah! non Monsieur, ah! comment l’auriez-vous Il est engagé à un autre amant que vous Il est engagé à un jeune officier Je vous dis monsieur, retirez-vous d’ici Si j’avais su, belle si j’avais connu Que nos deux coeurs n’y seraient parvenus J’aurais pas tout dépensé mon argent Au cabaret, belle avec tes parents Tu l’as dépensé, c’est qu’tu l’as ben voulu Combien de fois je te l’ai défendu Combien de fois je t’ai dit poliment Retire-toi galant tu perds ton temps Si j’ai perdu, ah! mes peines et mon temps J’ai bien passé d’agréables moments Le verre à la main pour bénir mon chagrin Les larmes aux yeux, belle faut se dire adieu


La beauté du mariage trad / Réjean Brunet

Quand on m’y parle du mariage, oui cette jolie passe-temps Oui cette jolie passe temps je n’oserais le dire Car si ma tendre mie partait, je souffrirais l’martyre

Un jour je demande à ma femme qu’est c’que je vais faire aujourd’hui Qu’est c’que tu vas faire aujourd’hui, tu vas sortir la farine Tu vas allez chercher un sac su la plus proche voisine Je ne fus pas aussitôt rendu, ma femme est venue me chercher Ma femme est venue me chercher à grand coup de sassoire Ah! vite vite à la maison, tu trouveras d’quoi faire Pardon pardon, pardon ma femme, pardon pardon pour cette fois Pardon pardon pour cette fois, c’est mon ami ti-Pierre Qui m’amenait au cabaret, moi qui voulais point boire Ah! c’est à boire, à boire à boire, ah! c’est à boire qu’il nous faut Ah! c’est à boire qu’il nous faut, toujours la vieille coutume Ah! si quelqu’un m’payait un coup, ça f’rait passer mon rhume


Le Berger trad

La belle est en prison d’amour Voilà un mois et six semaines Son père qui l’a cherchée partout Et son amant, il est en peine

Faut aller voir ce berger S’il n’a point vu, qui nous enseigne Berger, berger n’as-tu pas vu Ici passer la beauté même De quel habit qu’elle est vêtie? Elle étions en soie et en laine Elle a un jupon de satin blanc et dans ses mains des gants de laine Oh! oui ma foi, oui je l’ai vue Ici passer la beauté même Dans sa main droite porte un oiseau À qui la belle conta ses peines L’oiseau, l’oiseau toi qui es heureux Toi qui pouvais parler à ma belle Moi qui étais son amoureux À peine qui peut parler avec elle Faut-il passer l’long d’un ruisseau Sans qu’on puisse y boire à sa soif Buvez, buvez, amant buvez! Car c’est pour toé qu’le ruisseau coule Faut-il passer l’long d’un rosier Sans qu’on puisse y cueillir la rose Cueillez, cueillez, amant cueillez! Car c’est pour toé qu’la rose éclose La fille et les dragons trad C’est une jeune fille qui voulait se promener Bras d’sus bras d’sous tout du long d’un vert bocage Avec trois jeunes dragons qui sont en ermitage Son père aussi sa mère nuit et jour la cherchaient L’ont tant cherchée qu’ils l’ont trouvée tout du long d’un vert bocage Avec trois jeunes dragons qui sont en ermitage Ah! dites-moi donc ma fille, que faites-vous ici? Bras d’sus bras d’sous tout du long d’un vert bocage Avec trois jeunes dragons qui sont en ermitage Si vous saviez mon père comment j’suis bien ici Un qui balie, l’autre qui fait mon lit, l’autre qui peigne ma blonde chevelure Et l’autre encore sur mes genoux  « la belle voulez boire? » Si vous en retournez en France, vous ferez mes compliments Mes compliments à tous mes parents et à ma soeur Angélique N’auraient-ils pas tant de malheurs de m’y voir revenir?


La fille et les dragons trad 

C’est une jeune fille qui voulait se promener

Bras d’sus bras d’sous tout du long d’un vert bocage Avec trois jeunes dragons qui sont en ermitage

Son père aussi sa mère nuit et jour la cherchaient L’ont tant cherchée qu’ils l’ont trouvée tout du long d’un vert bocage Avec trois jeunes dragons qui sont en ermitage Ah! dites-moi donc ma fille, que faites-vous ici? Bras d’sus bras d’sous tout du long d’un vert bocage Avec trois jeunes dragons qui sont en ermitage Si vous saviez mon père comment j’suis bien ici Un qui balie, l’autre qui fait mon lit, l’autre qui peigne ma blonde chevelure Et l’autre encore sur mes genoux  « la belle voulez boire? » Si vous en retournez en France, vous ferez mes compliments Mes compliments à tous mes parents et à ma soeur Angélique N’auraient-ils pas tant de malheurs de m’y voir revenir?

Crédits

DANS LES AIRS

Le Vent du Nord

Simon Beaudry – voix (3 et 11), guitare Nicolas Boulerice – voix, vielle à roue / hurdy gurdy, piano, accordéon-piano (3 et 7) Réjean Brunet – voix (2), basse acoustique, accordéon diatonique, piano (2 et 7) Olivier Demers – violon, pieds / foot tapping, mandoline, voix

Invités Pierre-Luc Dupuis à l’harmonica chromatique dans Rosette (1) Michel Bordeleau à la caisse claire / snare dans La veillée chez Poirier (3) Avec la participation spéciale de notre technicien de son de tournée, Olivier Gravel (alias buzzer-bee), pour les « pas » dans Le Vieux Cheval (6)

1. Rosette  3.55 2. La piastre des États  4.10 3. La veillée chez Poirier  2.57 4. La traversée  4.31 5. Tour à bois  3.01 6. Le vieux cheval  3.04 7. Petit rêve III  2.48 8. Les larmes aux yeux  4.28 9. La beauté du mariage  4.24 10. Du Labrador à Montmagny  3.53 11. Le berger   3.17 12. L’heure bleue   4.02 13. La fille et les dragons  5.05 14. Le réveil du bébé dragon

Album CD Dans le Airs

Dans les airs (2007)

Album CDLes amants du Saint-Laurent

Les amants du Saint-Laurent (2005)

Les amants du Saint-Laurent - Le Vent du Nord       Paroles | Crédits

Prix de musique folk canadienne 2005 catégorie Album traditionnel de l'année.

En nomination à l'ADISQ 2005 catégorie Album traditionnel de l'année.

Paroles

Paroles : Les amants du Saint-Laurent

Les amants du Saint-Laurent N.Boulerice

Basé sur une belle histoire d’amour dépousièrée et immortalisé par l’historien  M. Trudel, nous vous avons composé une toute nouvelle vieille chanson. À cette époque déjà, Montréal était la ville libertine ou les moeurs désaprouvé à Québec était plus aisément accepté. Aider par les indiens, les jeunes gens fuyaient alors en aval du fleuve pour espérer se marier en douce et échapper à leur sort.

Pierre-Joseph était un jeune marchand, n’avait seulement que 19 ans. Louise Cadet, fille du marchand-boucher, a quant à elle 17 années.

Québec 1754, amoureux fous ils sont tombés, dans une veillée d’la  vieille Agathe.  (bis) Quand ils voulûrent partir pour se marier, “grande jeunesse” les accusants, Jean le tuteur du bien trop jeune galant refusa son consentement. Ils dûrent s’enfuir vers Montréal, Éviter les charivaris, Prendre un canot en pleine nuit  (bis) On su leur fugue et aussitôt envoya Les archers d’la Marrée-chaussées Fleuve Saint-Laurent, s’a grève de Saint-Nicolas Les amoureux fûrent capturés Dans les cachots d’la Capitale Pierre accusé d’enlèvement S’enfuit de la prison Royale  (bis) Sept ans plus tard, par un beau lundi matin Trois petits coups sans prévenir C’est votre amant qui à nouveau tend la main Ouvrez la porte des souvenirs J’ai parcouru bien des vallées Pour revenir à l’endroit même où mes yeux vous avaient quittés  (bis)


La semaine du paysan Trad

De la chanson grivoise de tradition orale… tirée des «Chansons choisies avec les airs notés» publié à Genève en 1782  et attribué à Jean-François Marmontel (1723-1799). Un gros merci à Sylvain Bissonnette qui nous a trouvé une des plus anciennes chanson sur les jours de la semaine. Les ritournelles qui enveloppent cette chanson sont des airs traditionnels, la première et la deuxième partie du Basket Cotillon, provenant d’un vieux livre de musique pour piano de 1900. Ils ont été traficotés par Benoit.

Écoutez l’aventure d’un pauvre villageois Moi qui de ma nature suis honnête et courtois Un beau jour je promis à ma chère Claudeine De la servir gratis le long d’une semaine

Le lundi pour lui plaire je pris la bêche en main La matinée entière je bêchis son jardin Puis fût tout droitement, m’assoir au pied d’un chêne Où d’un baiser charmant elle me payit ma peine Mardi j’eus l’ordonnance de garder son troupeau Elle eut la complaisance de venir sous l’ormiau Là me sentant pressé d’une ardeur sans pareille Je lui rends le baiser qu’elle me donnit la veille Le mercredi d’ensuite au bois elle me menit Ma tâche fut réduite à lui chercher un nid V’là, lui dis-je, un moineau d’un très rare plumage Si vous le trouvez beau bouter le vite en cage Jeudi je nous joignîme dès le soleil levé À la grange j’allîme pour y battre le blé J’y vacquions tour à tour avec le même zèle Cependant au retour j’étais bien plus las qu’elle Vendredi la futée me présentant le bec Me dit tout attristée, mon moulin est à sec À ce travail nouveau, il fallu me résoudre J’y fît venir tant d’eau, qu’il fût aisé d’y moudre Samedi quel ouvrage du matin jusqu’au soir J’allis d’un grand courage fouler à son pressoir Quoique ce mouvement me mit presqu’hors d’haleine Je foulis tant et tant que la cuve en fût pleine Dimanche la bergère me dit mon doux ami N’avons nous rien à faire “nanni pour aujourd’hui” Six jours sans relâcher j’ai servi ce que j’aime Je veux me reposer, tout au moins le septième


Marguerite

Marguerite s’en va au bois Pour cueillir de noisines Les noisines sont hautes La fille en est petite

Parlons d’amour, boire à son tour Boire à son tirelire lire Boire à son tourelou relour Boire à son tour Dedans son maître doigt Elle se mis une épine Oh ! Qu’elle a tant pleuré Oh ! qu’elle s’est endoumie Le premier qui lui passe Lui dit voilà ma mie Le deuxième qui lui passe Lui dit qu’elle est jolie Le troisième qui lui passe Lui dit je la marie


Nous sommes si bien à table Trad

C’était une genre de complainte avec un sourrire en coin. On en a fait un sourrire avec une complainte en coin! Si vous aimez ça, vous pourrez trouver une autre version chantée par André Marchand sur «Hommage à Marius Barbeau» et une autre encore chanté par Genticorum. Encore une fois de la collection de Jacques Boulerice et du répertoire de M. Alcide Ferland. Comme dans notre premier album Maudite Moisson !, nous avons modifié un reel du violoneux Isidore Soucy pour le jouer en 6/8 : La gigue du St-Esprit.

Nous sommes si bien à table, tenons nous y longtemps La table est agréable, pour moi j’en suis content Oh! Elle est agréable, demerons y longtemps (bis)

Ils disent partout qu’il m’aime, cela nous y convient pas Ma maîtresse a des charmes, combien d’autres n’en ont pas Ma maîtresse à des charmes, pour moi j’en suis content (bis) Les chiens de notre père, ne font plus qu’aboyer Ils disent dans leur language, galant tu perds ton temps Galant tu perds tes peines, ne revient plus ici (bis) Si j’ai perdu mes peine, j’ai bien passé mon temps T’en souviens-tu la belle, quand nous étions tous deux Le soir à la chandelle, comme de jeunes amoureux (bis) Si j’étais une hirondelle, que je puisse voler Sur vos genoux la belle, j’irais m’y reposer J’aime votre bouche vermeille, y prendre un doux baiser (bis) Mes genoux, ne sont pas un arbre pour vous y reposer Cherchez une autre branche qui puisse vous y porter Cherchez une autre branche pour vous y reposer (bis)


Le bon buveur / reel du quatrième Trad / O.Demers

… et pour le reel qui suit composé par Olivier ; quatrième amour, quatrième chemin, quatrième jour d’un mois, quatrième degré, l’oublié du podium qui est aussi bon que les autres, à vous de voir quel est votre quatrième !

Ami buvons caressons la bouteille Pour passer notre temps Un bon buveur C’est l’ami de la bouteille

Le soir et le matin à moi Il me dit à l’oreille J’aime la bouteille, moi J’aime la bouteille Et tous ces vieux garçons Qui s’en vont voir les filles Ils disent qu’ils sont des fous Et moi je dis Qu’ils cherchent leur avantage Je les trouve sages moi Dans l’bas du village J’aime la bouteille moi J’aime la bouteille Et vous, mon bon popâ Qui vivez à votre aise Vous êtes marié Quand vous voulez Que maman vous embrasse Et vous n’avez qu’à parler Et moi, dans ma chambrette Je flatte en cachette, moi Dans la p’tite’ cabinette Quand j’ reviens de l’ouvrage Souvent je la regarde Je lui fais les yeux doux En lui disant: «La belle je vous aime» Je vous trouve belle moi Je vous trouve belle j’aime la bouteille moi J’aime la bouteille


C’est une jeune mariée 

Trad

C’est une jeune mariée qui s’est mise en ménage (bis) Elle tirait ses poules au lieu de ses vaches Guai guai je suis en ménage guai guai je suis mariée Elle tirait ses poules au lieu de ses vaches (bis) Elle coulait son lait dans une vieille savate Guai guai je suis en ménage guai guai je suis mariée Elle coulait son lait dans une vieille savate (bis) Elle faisait son beurre dans le trou d’la chatte Guai guai je suis en ménage guai guai je suis mariée Elle faisait son beurre dans le trou d’la chatte (bis) Son mari lui dit t’as une belle baratte Guai guai je suis en ménage guai guai je suis mariée Son mari lui dit t’as une belle baratte (bis) Elle a le trou rond et le couvert plate Guai guai je suis en ménage guai guai je suis mariée Elle a le trou rond et le couvert plate (bis) Quand son enfant pleure elle lui donne des tapes Guai guai je suis en ménage guai guai je suis mariée Quand son enfant pleure elle lui donne des tapes (bis) Et quand il se salie elle l’ essuie avec la nappe


Cré mardi

Trad

Ho j’avais un beau chapeau (bis) En écopeaux (bis) Que ma grand mère m’avait donné ha comme un beau cadeau

Ha cré mardi! J’ai jamais rien vu de si beau ho ho ho j’ai jamais rien vu de si beau Ho j’avais une belle chevelure En poil de pourceaux Que je peignais par en arrière avec un grand rateau Ho j’avais une belle veste En peau de rat Que j’attachais par en arrière avec un gros cadenas Ho j’avais de beau pantalon En écorce de melon Que ma grand-mère m’avait donné pour faire les commissions Ho j’avais un beau cote En frêne piquant Qui se rendait jusqu’au jarret pis moi qui pensait que j’avais l’air d’un président Ho j’avais une belle blonde Dans le fort tuyau A s’appellait Marie Trompette pis était pas trop comme y faut Ho j’avais rien dans le nez Qu’un petit morvia Qui pendait jusqu’au menton pis moi qui pensait que javais l’air d’un pacha Ha cré mardi! jamais rien vu d’ si salaud ho ho ho jamais rien vu d’si salaud


Le retour du fils soldat Trad

Dans la collection de Jacques Boulerice on a trouvé cette complainte d’Alcide Ferland. Sa femme, de temps à autre, lui souflait à l’oreil les paroles de ces retrouvailles d’une mère avec son fils.

Madame je suis bien égaré, donnez moi l’hospitalité Je suis un pauvre militaire, qui connait personne par ici Soulagez donc le pauve conscrit

Monsieur portez votre corp plus loin, nous n’avons plus d’appartement Tout est plein dans notre chaumière, portez votre parka plus loin Pour vous trouver un logement Mon doux monsieur, quand vous me parlez, ah! je crois que vous êtes mon enfant Qui est partit c’est pour la guerre, s’en est allé dans le fond du Nord Ah! Je crois bien ah! Qu’il est mort Madame votre fils n’est pas  mort, ah je crois qu’il existe encore Ah je l’ai vu dedans la Russie, il m’a donné de ses compliments C’était pour vous voir en passant Si vous avez connu mon fils, vous allez dormir dans son lit Montez dans la plus haute chambre, portez votre sac par ici Vous allez souper mon ami Ma mère jettez vous dans mes bras, je suis votre fils Nicolas Qui vous a causé tant de peine, je suis venu racheter vos pleurs Et rapporter la croix d’honneur Grand dieu que mon bonheur est grand, d’avoir retrouvé mon enfant Faut remercier l’être suprême, de t’avoir si bien conservé À la fureur des ennemis

Crédits
À venir…
Album CDLes amants du Saint-Laurent

Les amants du Saint-Laurent (2005)

Les amants du Saint-Laurent - Le Vent du Nord       Paroles | Crédits

Prix de musique folk canadienne 2005 catégorie Album traditionnel de l'année.

En nomination à l'ADISQ 2005 catégorie Album traditionnel de l'année.

Album CD Maudite Moisson

Maudite moisson! (2003)

Maudite Moisson ! - Le Vent du Nord       Paroles | Crédits

Prix JUNO  2004 catégorie Album traditionnel de l'année/groupe.

En nomination à l'ADISQ 2004 catégorie Album traditionnel de l'année.

Paroles

Paroles : Maudite moisson!

Vive L’Amour Trad

Par un dimanche au soir vive l’amour (bis) En m’en allant veiller vivons là pi vivons là En m’en allant veiller pi vivons là la liberté

Dans mon chemin j’rencontre, une rare beauté J’l’ai pris par sa main blanche au bois j’l’ai emmené Quand elle fut dans ces bois elle se mit à pleurer Qu’avez vous donc la belle qu’avez-vous à tant pleurer Je pleure que tu es bête trop bête pour m’embrasser


Au bord de la fontaine Paroles traditionnelles – musique traditionnelle et Nicolas Boulerice 

Au bord de la fontaine La belle m’a dondaine  (bis) Au joli mois de mai La belle m’a lalala Au joli mois de mai La belle m’a dondé  (bis)

Sur la branche d’un chêne La belle m’a dondaine  (bis) Beau rossignol chantait La belle m’a lalala Beau rossignol chantait La belle m’a dondé  (bis)

Chante rossignol chante La belle m’a dondaine  (bis) Si tu as le cœur gai La belle m’a lalala Si tu as le cœur gai La belle m’a dondé  (bis)

Le mien n’est pas de même La belle m’a dondaine  (bis) Il est bien affligé La belle m’a lalala Il est bien affligé La belle m’a dondé  (bis)

Pierre mon ami Pierre La belle m’a dondaine  (bis) En guerre s’est allé La belle m’a lalala En guerre s’est allé La belle m’a dondé  (bis)


Les trois frères Roy Paroles Nicolas Boulerice – musique Nicolas Boulerice et Benoit Bourque Sur un vaisseau y’avait trois frère Il étaient beaux face à la mer Trois grands costaux du Finistères Pris sur les eaux en plein hivers À l’embouchure du Saint-Laurent Ils appercurent comme c’était grand Sur leurs figures glacait le vent Comme leur parlûre du continent Avant le Fior et ses courants Rempli d’espoir et de tourment Il faisait noir la lune aidant Finirent par voir des habitants Ils accostèrent leur bâtiment Et débarquèrent touts leurs gréments Trois belles fermières sans amants Les hébergèrent en attendant  (Bis) C’est en décembre qu’ils demandèrent Les mains charmantes des trois fermières Toutes contentes elles acceptèrent L’année suivante  ils se marièrent Dessus les flans du Mont-Jolie Des affluents de paradis Et puis du vent y’avait aussi Les éléments étaient en vie Pour s’établir dans le patelin Il faut bâtir trois grands moulins Pour se nourrir, moudre le grain Pour aplanir les grands sapins Et puis les frères scièrent du bois Et les fermières, la soupe aux pois Une crémaillière, un bon repas Et des chaumières contre le froid  (Bis) C’est dans le beau bas Saint-Laurent Dans un barlo, le ciel neigeant Dessous des peaux de lièvre blanc Moulin à eau, moulin à vent Sur un tout nouveau continent Fîrent plusieurs petits enfants Un peuple beau, un peuple grand Moulin à eau, moulin à vent


Chanson d’Hortense Traditionnelle – vieux Alexandre Boulerice

J’me suis marié depuis c’matin avec ma p’tite cousine Hortense C’est un trésor, un chérubin Soit par le cœur ou l’espérance

C’est vrai qu’elle a des p’tits défauts Elle a la voix comme une trombone Elle a l’nom de St-Bernard d’écrit dans l’dos J’passe par-dessus, elle est si bonne

Regardez donc la mine qu’elle a Un œil de potam, c’est l’emblème Je l’avais pas rêvé comme ça Je l’avais pas rêvé comme ça Mais je l’aime tout d’même  (bis)

Elle est grande comme un grand’ nadier Sous toutes les portes, faut qu’elle se baisse Mais par la grandeur de ses pieds Fera bon ménage, je vous en confesse

Dans ses chaussures, loger pourra Deux enfants d’cinq–six semaines se couchent Mais quand elle marche, l’on dirait Voir se promener deux pattes de mouche

Regardez donc la mine qu’elle a Deux boîtes de violon, c’est l’emblème Je l’avais pas rêvé comme ça Je l’avais pas rêvé comme ça Mais je l’aime tout d’même  (bis)

J’aime à voir son chignon mignon J’aime à voir ses cheveux bouclés Qui tombent en flots embobineux Sur son œil vert qui babille

Quand elle vous lance ses doux regards Voyez comme ses yeux sont canailles Mais quand le droit regarde d’un bord L’autre du côté de Versailles

Regardez donc les cheveux qu’elle a Un voyage de foin, c’est l’emblème Je l’avais pas rêvé comme ça Je l’avais pas rêvé comme ça Mais je l’aime tout d’même  (bis)

Ses lèvres sont roses comme du corail Et font ressortir ses petites dents blanches Mais elle les emploie seulement Que pour sortir seule le dimanche

Ses jambes ont qu’que chose de fripon Une paire de fessettes, c’est le titre Et quand elle marche, l’on dirait Voir se promener des tuyaux d’pipes

Regardez donc les jambes qu’elle a Deux queues d’billard, c’est l’emblème Je l’avais pas rêvé comme ça Je l’avais pas rêvé comme ça Mais je l’aime tout d’même  (bis)

Mais savez pourquoi j’ai pris Une femme bien loin d’être belle C’est a l’instant brillant à Paris J’serai sûr au moins qu’elle sera fidèle

J’m’en va vous raconter mon histoire Vous allez voir comme j’ai d’la peine Pour de l’argent, j’vas vous la faire voir À l’exposition d’l’année prochaine

Regardez donc la mine qu’elle a Une grande girafe, c’est l’emblème Je l’avais pas rêvé comme ça Je l’avais pas rêvé comme ça Mais je l’aime tout d’même  (bis)


C’est dans Paris, y’a une brune Chanson traditionnelle – Alice Boulerice

C’est dans Paris, y’a une brune, qu’est aussi belle que le jour

Mais elle avait une servante qu’aurait, qu’aurait voulu Être aussi belle que sa maîtresse, mais n’a point pu

Et elle s’en va chez l’apotiquaire, « combien vendez-vous votre fard » « Je l’vends par once pour deux, pour deux écus » « Donnez-moi en une demi once, voilà l’écu »

« Quand vous serez pour vous farder, prenez bien garde de vous mirer Vous éteindrez votre chandelle et barbouille, barbouillez-vous Le lendemain, vous serez belle comme le jour »

Le lendemain au point du jour, la belle a mis ses plus beaux atours Et elle a mis son jupon vert et son blanc, son blanc mantelet Pour aller faire un tour en ville se promener

Dans son chemin a rencontré son gentil petit cavalier « Mais où allez-vous donc la belle si ba, si barbouillée Vous avez la figure plus noire qu’la cheminée »

Elle retourne chez l’apotiquaire, « quel fard m’avez-vous vendu ? » « J’vous ai vendu du charbon noir pour vous, vous barbouiller C’est pas l’affaire d’une servante de se farder »

Crédits
À venir…
Album CD Maudite Moisson

Maudite moisson! (2003)

Maudite Moisson ! - Le Vent du Nord       Paroles | Crédits

Prix JUNO  2004 catégorie Album traditionnel de l'année/groupe.

En nomination à l'ADISQ 2004 catégorie Album traditionnel de l'année.